Qui est Stephix ?

33 ans, maman de trois enfants de 7 ans, 4,5 ans, et 19 mois + 1 BB en route ! Working mama en freelance après 5 ans de congé parental. Heureuse de cette expérience, d'avoir été aussi disponible pour mes petits et d'avoir enfin réalisé mon projet: allier travail et vie de famille tout en restant chez moi. Sur facebook vous me retrouverez en cherchant "les blogs de stephix", parce que j'en ai 4 et j'ai voulu les regrouper. Bonne lecture et surtout bons échanges!

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Si vous lisez les journaux, vous aurez peut-être lu cet article déroutant.

Selon un sondage de la RTL Belge, 13% des parents belges regrettent d'avoir des enfants, et s'ils pouvaient remonter le temps, ils ne répéteraient pas leur erreur.
Corinne Maier, psychanalyste et mère de deux enfants, exprime son regret d'être mère dans un livre au titre provocateur: " NO KID - 40 raisons de ne pas avoir d'enfants "

Sur le forum de l'émission des Maternelles, on en parle. Certains disent qu'il faut prendre le contenu de ce livre au 2ème voir 3ème degré.
Personnellement, même si je ne l'ai pas lu en entier, je n'ai lu que des extraits, je trouve qu'il s'agit d'un étalement d'aigreurs d'une femme au "bonheur" contrarié.

Et visiblement, elle n'est pas la seule à mal vivre sa parentalité.

Le bonheur parfait n'existe pas, et vous pourrez faire tous les hammams du monde, tous les spas de la planète, passer entre les mains des meilleurs masseurs du monde, goûter les mets les plus succulents du monde dans le meilleur des restaurants avec la meilleure des compagnies et la plus belle des vues, tout cela n'arrivera jamais à vous apporter le bonheur parfait auquel tout le monde aspire.

Il serait hypocrite de dire qu'avoir une famille est du bonheur à l'état pur. Au même titre qu'il ne faut pas croire les pubs pour des séjours de rêve qui vous assurent un voyage parfait (et mon mari serait bien placé pour vous en parler, dans les voyages il y'a toujours des déconvenues, en commençant par les grèves des transporteurs aériens!!!), avoir des enfants est une aventure et n'est donc pas un long fleuve tranquille.

Si vous projetez d'en avoir, mettez vous dans le crâne qu'une famille ce n'est pas une carte postale où tout le monde sourit tout le temps. Mettez-vous dans le crâne que c'est le début de vraies difficultés, les plus dures, celles qui vous remettent tout le temps en question, celles qui vous font culpabiliser de mal faire, celles qui vous obligent à changer vos plans en permanence et vous obligent à renoncer à vos envies, celles enfin qui vous recentrent sur l'essentiel et qui pour cela vous obligent à vous décentrer de vous même.

Et voilà le point où je veux en venir: notre égoïsme.

Avoir un enfant c'est un tremblement de terre. C'est à la fois beau, puissant, et terrifiant. Quand le jour de la naissance de votre bout de chou, vous pleurez de joie en faisant la connaissance de ce petit être que vous avez porté pendant 9 longs mois, une chape de plomb tombe brutalement sur vos épaules: la responsabilité. Oui, ça fait un choc quand vous réalisez que vous n'êtes plus dans l'imaginaire ni dans le fantasme, mais bel et bien dans la réalité. Vous êtes maintenant responsable(s) de votre bébé et ce pour toute la vie!

C'est gênant d'avoir un enfant, et vous vous en rendez assez vite compte, quand vous tombez de vos nues, et réalisez que plus jamais vous ne connaîtrez une nuit normale, une nuit complète. Dès la première nuit vous en avez un bon avant-goût!
Les douleurs de l'accouchement, l'accouchement en soi, et ce qui va autour. Les cicatrices, les vergetures, les seins et le ventre distendus, vos cernes qui touchent vos pieds, la fatigue, la fatigue et la fatigue.
Les pleurs inconsolables, les essais de biberon, les vomis, les cacas, les couches, les odeurs, les prises de tête, les envies de meurtres...C'est tout votre équilibre qui s'ébranle.

Mais voilà, c'est le lot de tous les parents. Il n'y a là rien de fatal. On y survit et on en sort plus forts ! C'est une sorte de rite initiatique. Et si on prenait ça positivement au lieu de publier des bouquins hyper négatifs qui nous font voir le pire au lieu de voir le meilleur?
Notre monde qui s'enfonce dans la tristesse et la morosité, n'a-t-il pas plutôt besoin d'être tiré vers le haut et de voir les choses avec un regard plus joyeux? Sans pour autant jouer les naïfs?

Aujourd'hui, tout ce qui nous arrive de mal on finit par le mettre sur le dos de la "crise"! Elle a bon dos la crise! Et si derrière ce mot se cachaient plutôt tous nos problèmes personnels réunis. Un mot qui cristallise toutes nos aigreurs, nos déceptions, nos difficultés à vivre la dure réalité de la vie.
Mais la crise n'est pas qu'économique, elle est avant tout morale et spirituelle.
Nous sommes vides, nous cherchons à combler ce vide avec tout ce qui pourrait nous satisfaire immédiatement, de manière égoïste. Mon plaisir avant le tien. Moi avant les autres. Mon bonheur, mes envies, mon bien-être, moi moi moi !

Cette course à la satisfaction personnelle immédiate est comparable à une démangeaison: on se gratte un coup et ça va mieux, mais après le mal revient, et nous sommes obligés de nous regratter encore, et encore, pour nous soulager. Sauf que ça ne soulage pas plus d'une minute, le grattage appelle le grattage, et ça finit dans le sang, sans avoir jamais réussi à se soulager définitivement.
Et si on arrêtait de se gratter? Et si on cherchait d'autres solutions, moins immédiates, mais plus bénéfiques?
Une crème qui soigne plutôt qu'une crème qui apaise. Ou tout simplement faire un exercice plus spirituel, comme les fakirs, et apprendre à détourner notre regard du problème en se concentrant sur autre chose ? Comme penser aux autres, aider les autres, s'intéresser aux autres.

Le noeud du problème ce ne sont pas les enfants avec leur lot de tribulations. Le problème c'est nous, c'est notre vision des choses. Notre vision égoïste du monde, de la vie, et de la paternité en l’occurrence.
Nous sommes incapables de voir les belles choses quand elles se présentent à nous. Que c'est triste!

Un enfant c'est une magnifique nouvelle. Ce n'est pas qu'une litanie de 40 points négatifs qui dégoûtent. C'est avant tout une partie de nous, un plein d'amour, de bisous, de câlins, de la complicité, de la gaieté dans notre maison, un regard neuf sur ce qui nous entoure, un exemple de simplicité et de spontanéité.
Un enfant c'est une petite personne qui nous met face à nous-mêmes, comme un miroir. L'image qui nous est renvoyée peut ne pas nous plaire, mais nous ne pouvons nous en prendre qu'à nous-même.
Un enfant  c'est une raison de se battre quand tout semble perdu, c'est un moteur pour avancer, une raison de vivre, une joie de vivre, un rappel du temps qui passe, un rappel des choses essentielles de la vie.
Un enfant c'est une petite personne qui prend toute notre attention et qui nous force à sortir de notre égoïsme, qui nous décentre de nous-même, qui nous oblige à nous donner à 100%, à nous dépasser, à nous découvrir des capacités jusqu'alors inconnues.

Les arguments comme quoi les parents ne peuvent plus sortir, plus aller au cinéma, au restaurant, qu'un enfant coûte un bras...Tout cela n'est qu'un chapelet de fausses excuses. Il y'a toujours moyen de sortir de temps en temps, de s'oxygéner un peu, de sortir des couches et des disputes enfantines. Il faut vraiment le vouloir, trouver une solution, et c'est tout à fait faisable. C'est bien moins spontané que quand le couple était sans enfant, c'est sûr qu'on peut difficilement se faire une virée improvisée! Quant à l'argument économique, pour le vivre, je peux dire que ça ne coûte pas un bras. Sauf si vous tombez dans le panneau des publicitaires qui vous font croire que tout est indispensable pour l'enfant, qu'il faut tout acheter en neuf pour son bien être car il mérite le meilleur...Enoooooorme mensonge! Autrefois les gens n'avaient pas tout ça et ça n'a pas empêché l'humanité d'exister, de grandir et de vivre tout à fait normalement. Arrêtons de penser que pour être heureux il faut avoir un Ipad3, un écran plasma de la taille d'un écran de cinéma, une voiture de course, des vêtements de grande marque, des lunettes Rayban, des vacances à Tahiti etc. Arrêtons de penser que pour être de bons parents il faut forcément la poussette trio tout terrain Bébé Confort, le lit à barreau de marque et neuf, un matelas hyper sophistiqué pour le dos de bébé, des couches Pampers parce que le reste c'est forcément pas bien, du lait 3ème âge (ça vient de sortir) enrichi avec toutes les vitamines de la planète pour être sûrs que notre bébé ne finira pas comme ces enfants mal nutris du Niger...Nous n'avons pas besoin de tout ça, il existe des alternatives. Nous n'avons pas besoin d'engraisser les multinationales qui ne savent plus quoi inventer pour que bébé soit traité comme un roi et pour vous faire sentir les meilleurs parents du monde.


Se recentrer sur l'essentiel.

J'ai envie de poser la question: Est-ce que notre vie d'avant était vraiment mieux? Parce que si nous répondons oui, nous pouvons aussi alors regretter l'époque où nous avions 20 ans! ou bien quand nous étions enfants et insouciants.
Ces regrets sont en fait une incapacité à accepter la réalité, une fuite du réel. Une incapacité à devenir adulte et assumer cette charge.
Une nouvelle race est apparue: les adulescents. C'est adultes qui ne réussissent pas à évoluer et qui restent figés à l'époque où ils pouvaient faire ce qu'ils voulaient presque en toute impunité!
Des parents modernes qui fument des joints avec leurs ados, conseillent la pilule à leurs filles de 13 ans, font copain copain avec leur progéniture, refusent de leur imposer leur autorité. Ces parents irresponsables qui ont tué l'insouciance de la jeunesse, qui ont tué la jeunesse en leur ôtant le cadre et les repères dont ils avaient besoin pour grandir et devenir des adultes responsables. Des jeunes privés d'insouciance, jouant les parents avec leurs parents, poussant les plus fragiles d'entre eux au suicide. Les chiffres parlent et ça fait peur.

Alors je ne serais pas étonnée d'apprendre que ces 13% de "parents" qui regrettent d'avoir eu des enfants soient des adulescents, des personnes qui n'acceptent pas de grandir et qui ne pensent qu'à faire la fête et s'envoyer en l'air...comme avant...

à moins de tuer leurs enfants si gênant...je ne vois pas comment ils envisagent de mener à bien leur parentalité. Pensent-ils à limiter les dégâts qu'ils provoquent chez leurs enfants?
Un enfant a-t-il envie d'entendre que ses parent regrettent de l'avoir eu?
N'est-ce pas inhumain? Génération Kleenex qui prend et qui jette quand ça ne lui plait plus...Sauf qu'un enfant ça ne se jette pas. Le laisser à la crèche du matin jusqu'au soir...c'est une manière de le jeter, de s'en débarrasser, mais je n'approfondirai pas ce sujet maintenant car il est très vaste.

Je me surprends parfois à penser que, de la même façon que nous signons un bout de papier quand nous nous marions, nous engageant ainsi à certains devoirs conjugaux et familiaux, nous devrions aussi être informés de ce qui nous attend en tant que parents, signer un papier devant le maire afin qu'il n'y ait pas de regret du tout, et que le choix de devenir parents se fasse en connaissance de cause. Une autorisation parentale signée par les autorités compétentes! Un permis d'être parents! ah ah ! Et pourquoi pas?

Amis parents, dans la vie il y'a des choses bien plus importantes qu'un ciné ou un voyage en amoureux, et ces "choses"-là sont nos enfants. Ils n'ont pas demandé à venir, alors raison de plus pour en prendre soin et leur montrer à quel point nous les aimons et les avons désirés. Qu'ils sentent à quels points ils sont importants pour nous, leur montrer qu'on les aime au point de laisser notre vie d'avant pour eux, et SANS REGRET!

Plus tard quand nous serons des vieillards impotents, nous serons bien contents qu'ils s'occupent de nous avec la même générosité et le même amour que nous avons eue pour eux. Non ce n'est pas de l'égoïsme mais un juste retour des choses. Un parent qui a tout donné pour son enfant, et je ne parle pas de biens matériels mais d'affection et d'éducation, est assuré de recevoir de l'amour en retour.

S.L.













1 commentaire :

Ici on peut tout se dire, mais dans le respect et la bienveillance. Pour rendre l'échange plus sympathique, évitons l'anonymat ! Merci !

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