Qui est Stephix ?

33 ans, maman de trois enfants de 7 ans, 4,5 ans, et 19 mois + 1 BB en route ! Working mama en freelance après 5 ans de congé parental. Heureuse de cette expérience, d'avoir été aussi disponible pour mes petits et d'avoir enfin réalisé mon projet: allier travail et vie de famille tout en restant chez moi. Sur facebook vous me retrouverez en cherchant "les blogs de stephix", parce que j'en ai 4 et j'ai voulu les regrouper. Bonne lecture et surtout bons échanges!

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Pas plus tard qu'hier, la puce pleurait sur le chemin de l'école, hoquetant bien fort pour que j'entende son désarroi, les lèvres en forme de U inversé...

Autant la rentrée s'était super bien passée et j'étais fière d'elle, autant cette semaine fut une catastrophe...

"Jveux pas aller à l'école avec les enfants"!

 C'est donc la mort dans l'âme que je repartais de l'école, poussant le petit dernier dans sa poussette jusqu'à la maison... Ce sentiment partagé d'être une mauvaise mère qui n'écoute pas les besoins affectifs de sa progéniture en manque, et une mère sûre d'elle qui sait que de toute façon l'école c'est bien pour sa fille, même si les premiers temps d'adaptation peuvent être difficiles...
Les matinées me semblaient longues, bien qu'occupées, et je pensais à elle, en espérant que les pleurs avaient cessé et qu'elle s'amusait bien avec ses petits camarades.
Quand j'allais la chercher, elle avait une petite mine.

 "je suis fatiguée maman"
 "et un carambar ça te défatiguerait? parce qu'il va falloir marcher, la route est longue!"
 "oh oui, je ne suis plus fatiguée maman!"

 Elle qui ne racontait pas ses matinées au début, a commencé à m'en dire un peu plus.

 "j'ai fait du vélo moi, comme les grands!", "et de la peinture aussi!"

 Bref, l'éclate, vu qu'à la maison on ne fait ni l'un ni l'autre!
 Mais le lendemain c'était la même histoire, re pleurs, re hoquets, re crise de larmes, et re hurlements:

"mamaaaaaan! reste avec moi!!!!! nooooooooooooooooooooooooon!"

Même la maîtresse trouvait qu'elle avait un cri strident et qu'elle y allait fort.
Coeur brisé...
J'avais beau la rassurer, lui montrer comme c'est bien l'école, lui parler longuement sur les côtés positifs, rien n'y faisait. Elle était dans son trip.

 Et puis hier j'ai mis les points sur les "i" avec elle, pendant que nous déjeunions.

 "Tu sais ma puce, ça ne sert à rien de pleurer le matin quand tu vas à l'école, parce que maintenant ce sera comme ça tous les jours, tu iras à l'école tous les jours de ta vie (ouais enfin, pour qu'elle comprenne que ça va durer longtemps quoi!). Et tu peux pleurer autant que tu veux, maman partira quand même, ça ne changera rien. Je ne resterai pas avec toi à l'école. C'est comme ça. Les parents ne restent pas à l'école. L'école c'est pour les enfants, c'est tout. Alors il ne faut plus pleurer, parce que là ça ne sert à rien du tout. D'accord?"
"oui maman."

Ce oui, du bout des lèvres, genre -parle toujours tu m'intéresses-!
Une fois de plus je me suis dit: ma vieille, tu radotes, et elle s'en fiche.

Et puis le soir, avant de se coucher, elle nous dit:

"moi j'aime bien la cantine je veux aller à la cantine"
"mais heu...tu es sûres? tu n'y a jamais été!"
"oui je veux aller à la cantine avec les enfants"

Et nous de s'assurer que ce n'était pas juste une lubie passagère. à la limite de la dissuader.

 "oui je suis sûre"!

D'accord, on verra demain si l'idée tient!
Ce matin, toujours sûre d'elle.
Sur le chemin de l'école, point de pleurs, point de hoquets, points de crise de larme. Une petite fille toute guillerette :

"ouais je vais aller à la cantine, super!"
"euh oui mais avant tu vas travailler un peu et jouer avec les enfants dans la classe avec la maîtresse hein?!"

Comme pour m'assurer qu'elle avait bien compris qu'on n'allait pas à la cantine à 8h30..

"oui oui"

 D'accord.
Voilà...j'écris cet article alors qu'elle est en train de déjeuner avec les autres, comme une grande. Je me sens toute bizarre. Fière d'elle, et en même temps déçue de ne pas pouvoir la voir et partager le repas avec elle. Je lâche prise. Je la laisse grandir et faire ses expériences. C'est ce que j'ai toujours voulu, mais là j'ai la boule au ventre. J'attends que l'heure passe vite pour aller la chercher et en savoir un peu plus sur cette nouvelle expérience!

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