Qui est Stephix ?

33 ans, maman de trois enfants de 7 ans, 4,5 ans, et 19 mois + 1 BB en route ! Working mama en freelance après 5 ans de congé parental. Heureuse de cette expérience, d'avoir été aussi disponible pour mes petits et d'avoir enfin réalisé mon projet: allier travail et vie de famille tout en restant chez moi. Sur facebook vous me retrouverez en cherchant "les blogs de stephix", parce que j'en ai 4 et j'ai voulu les regrouper. Bonne lecture et surtout bons échanges!

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Il est des moments, dans la vie de son enfant, où l'on ressent une immense fierté. La fierté est là au quotidien, quand on regarde son visage, ses yeux magnifiques, ses petites joues toutes douces, son petit corps qui se développe et grandit, ses capacités et ses qualités qui prennent toute leur place, son sens de l'humour qui s'affine et qui nous fait tant rire, ses mimiques et ses pitreries qui ne nous laissent jamais indifférents, etc.

Mais, la fierté certaines fois, dans des moments très particuliers, se gonfle et se gonfle, au point de nous faire pleurer de joie. 

Hier à table, ma fille me répétait pour la énième fois
qu'elle n'aimait pas les champignons. Soit ! J'ai pris l'habitude de la servir quand même et de lui laisser faire le tri. Après avoir essayé maintes et maintes fois de lui en faire manger, autant crus que cuits et sous différentes présentations, elle les a toujours recrachés. Alors j'ai respecté son (dé)goût parce qu'après tout, nous aussi les adultes nous bloquons sur certains aliments qui nous rebutent. Ce n'est pas la mort si elle n'aime pas les champignons, sachant qu'elle aime tout plein d'autres choses. 

Hier soir son papa voulait la forcer. J'ai essayé de lui dire, dents serrées et à voix basse, de ne pas insister. Mais il a voulu essayer quand même. Soit ! Je m'attendais à la même réponse de la part de ma fille, et ce qui devait arriver est arrivé: "mais papa, j'aime pas les champignons moi".

Je glousse. Et puis tout à coup, la phrase qui tue : "mais ma puce, je t'aime moi, et ça me ferait plaisir si tu essayais, juste essayer. Tu goûtes un tout petit bout et tu me dis si tu aimes ou pas. Pourquoi tu n'aimes pas d'ailleurs? C'est un légume comme un autre, comme une carotte, un radis, une tomate. Qu'est-ce qui te gêne? La texture? le goût?"

Et moi de penser: "mais lâche lui la grappe, elle ne comprend pas la moitié de ce que tu lui racontes!"

Mais voilà, le gentil petit papa d'amour a réussi, par de délicieux sentiments dégoulinants de miel, à faire croquer la petite princesse dans le légume détesté. 

Moi, les yeux effarés! WTF !!! Elle l'a fait ! J'y crois pas !

Elle aurait pu recracher, comme elle l'a fait d'autres fois avec moi, mais non, elle a avalé le minuscule morceau. Et puis ça l'a amusé, ça lui a plu, elle a recommencé deux fois, trois fois, et puis elle a mis le champignon tout entier dans sa bouche. 

Et son papa de rire et de rire en la regardant : "mais!!! c'est quoi ça dans ta bouche ? Un champignon ?"
Et elle de rire la bouche ouverte, dégoûtante, nous montrant le champignon broyé, heureuse de provoquer chez nous du dégoût, des "ahhhhhh" et des "beuuuurk".

Et voilà, elle l'a avalé, celui-là et l'autre dans son assiette. J'étais atterrée. She did it ! He did it.

Incroyable mais vrai. 
J'avais toujours entendu dire qu'il ne fallait pas faire de chantage affectif avec les enfants pour obtenir quelque chose d'eux. Alors je n'avais jamais trop insisté dans cette voie-là. 
Son père l'a fait sans vergogne, et sûrement parce qu'il ne savait pas qu'il ne fallait pas le faire. Et ça a marché.

Notre fille a posé un acte de volonté pour dépasser sa phobie du champignon, par amour pour son papa, pour lui faire plaisir, et elle y a pris goût. Ce qui aurait pu être dangereux c'est qu'elle se sente obligée de le faire jusqu'au bout et de tout finir pour faire plaisir aux grands, mais là elle ne s'est forcée qu'au début, et après, c'est l'amour du champignon qui a pris le dessus, oubliant le chantage affectif de son papa.

Elle aime les champignons, c'est un fait, et elle en remangera parce qu'elle aime, pas parce qu'on la supplie ou qu'on va pleurer si elle ne les mange pas. 

Un acte d'amour à l'origine d'un dépassement personnel. Une grande leçon pour nous ses parents, pour nous les adultes.
J'en avais les larmes aux yeux, son papa encore plus, et lui qui habituellement ne lui montre pas une tonne d'affection, s'est levé de table pour la féliciter, l'embrasser très fort, lui dire à quel point il était fier d'elle etc. 

J'ai vu sur le visage de ma fille, une grande fierté, le sentiment d'avoir fait une bonne action, le sentiment d'avoir grandi, de s'être éloignée un peu plus du bébé qui est en elle. 
Le sentiment de plénitude après le dépassement de soi. 

Ma fille, que tu es belle ! Que tu es grande ! Bientôt 4 ans et une sagesse qui va en s'affinant. Nous sommes si fiers de toi.

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