Qui est Stephix ?

33 ans, maman de trois enfants de 7 ans, 4,5 ans, et 19 mois + 1 BB en route ! Working mama en freelance après 5 ans de congé parental. Heureuse de cette expérience, d'avoir été aussi disponible pour mes petits et d'avoir enfin réalisé mon projet: allier travail et vie de famille tout en restant chez moi. Sur facebook vous me retrouverez en cherchant "les blogs de stephix", parce que j'en ai 4 et j'ai voulu les regrouper. Bonne lecture et surtout bons échanges!

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21 jours...au couvent !
L'expérience d'une journaliste non croyante. 21 jours dans la peau d'une sœur cistercienne.

Comme cette vidéo est en replay, je ne sais combien de temps vous pourrez y avoir encore accès, c'est pourquoi, en attendant que je trouve une version incrustable, je vous invite à vite profiter de ce trésor de reportage.
Durée : 55 min.
Il est rare de nos jours de trouver des journalistes qui savent rester neutres dans l'information, sans préjugés, et qui cherchent à aller au fond des choses pour essayer de les comprendre.
Ici, Alexandra Alévêque (lol !), non croyante, choisit de s'immerger, et nous avec, dans le quotidien des sœurs de Chambarand dans l'Isère. Sous forme d'un journal de bord, avec humour mais un grand respect, elle nous fait part aussi de son ressenti face à une façon de vivre vraiment décalée par rapport à la vie de la société. Ses remarques sont personnelles et n’entachent en rien le témoignage des sœurs. Bien au contraire, elles viennent interroger les sœurs et nous livrer ainsi quelques explications.


Résumé :

Jour 1 : Nuit en cellule.
Les sœurs :
" c'est un monde qui n'est pas dans l'immédiateté"
" toute personne qui fait un choix extrême se singularise, mais nous sommes comme tout le monde, nous travaillons, mangeons, faisons de temps en temps la fête, écoutons de la musique etc".
Alexandra :
" Drôles et directes, je n'imaginais pas ça de ces femmes qui vivent en retrait du monde".
" Je ne suis pas une postulante, je vais profiter de ces moments pour faire le point avec moi-même, je ne veux pas faire semblant de prier."
Jour 2 : Silence ! On prie.
Alexandra découvre qu'on ne parle ni dans le réfectoire ni dans l'église ni dans les couloirs...Vivre le silence ça va être dur.
Jour 3 : Je suis aimée.
Alexandra :
" Chaque jour les mêmes prières ou presque, une vie entière tournée vers Dieu, 50 ans de don de soi pour les plus anciennes."
Soeur Claire Françoise livre son témoignage de vie :
" Je suis rentrée à 34 ans ici. [elle était libraire] J'ai eu une adolescence assez tumultueuse. Je m'habillais toujours en noir, je me teignais les cheveux en noir, je me maquillais en noir. J'étais punk ! Un style très destroy quand même...C'est une période assez tragique de mon histoire, c'était très destructeur en fait, complètement nihiliste. Tous ceux avec qui on traînait, et nous-mêmes, on était des gosses perdus, des ados sans repère, en révolte. Y'en a qui se droguaient et tout ce qui tourne autour de ça. On allait aux concerts de punks, il y avait de la bagarre, de l'alcool, d'autres choses...des pétards, de l'héroïne, de la cocaïne, tout ce qui se trouvait à l'époque, des acides etc. Et puis il est arrivé un moment où il y a eu un dégoût pour tout ça, une sorte de point de non retour qui a été atteint. Je revois très très bien la scène, j'étais sur mon lit en train de bouquiner, et d'un seul coup j'ai flanché. C'est à dire qu'intérieurement j'étais retournée comme une galette, et ce sont des flots de larmes qui ont coulé coulé coulé, mais pendant un temps infini...où je me suis sentie vraiment rejointe par une puissance d'amour ! Qui me prend de l'intérieur et me fait exister ! Un truc mais vraiment incroyable quoi !  Et ça ça a duré, je ne sais plus, au moins 15 jours- 3 semaines, où par moment "plof" ça me prenait...de me dire : "je suis aimée, de fond en comble, depuis toujours...et c'est Dieu !
Jour 5 : Habemus Papam.
Alexandra :
"Elles vivent ici depuis des décennies, sans s'être choisies, et sans pratiquement se parler. Surmonter cette promiscuité c'est mener chaque jour un combat sur soi, et contre soi ".
Soeur Claire-Françoise: "on peut se fritter parfois, c'est déjà arrivé, mais il y a un véritable amour qui se construit au quotidien, à travers le pardon".
L'autre soeur: "il y a une dépossession de soi, on le sait, on choisit une vie qui va nous aider à avancer. ça a ses contraintes, mais c'est aussi une libération".
Jour 7: Choisir c'est renoncer.
Alexandra :
Ce mardi c'est "journée de désert", un jour qui porte bien son nom. Une fois par mois, les soeurs de Chambarand ont leur congé. 2 offices au lieu de 7, et du temps libre pour chacune. Pourtant, pas question d'aller au cinéma ou de faire du lèche-vitrine. Sauf exception, on ne franchit pas la clôture, cette haie qui délimite l'espace réservé aux soeurs". 
- "Pourquoi cette frontière ? C'est une fuite de ce qu'il y a de l'autre côté ou pas ?"
- la mère supérieure : "non non, ce n'est pas du tout une fuite des problèmes, de la souffrance ou des difficultés du monde. Quelqu'un qui viendrait ici pour fuir dans ce sens-là ne tiendrait pas le coup 3 jours !" [...] "Choisir c'est renoncer. Si vous choisissez de venir passer 3 semaines à Chambarand, pendant ces 3 semaines vous renoncez à un tas de choses intéressantes. Vous avez choisi ça, vous acceptez toutes les conséquences !"
Jour 9 : Les deux amours de Fabiola.
Soeur Fabiola : "Moi je ne suis pas frustrée. Je sais ce que c'est un amoureux, très fort. Quand j'étais avec mon fiancé, l'homme Jésus venait me hanter ! C'est vraiment comme une obsession, vous pensez à un autre homme. C'était Jésus, que je n'avais jamais vu, et pour quelqu'un qui n'a pas la foi oui ça peut sembler incroyable, mais je suis tombée amoureuse de cette homme : Jésus. Vraiment amoureuse ! 
- "et votre fiancé ?"
- "ben c'était le problème ! Moi deux hommes à la fois j'sais pas !"
- "ce que je trouve dingue c'est que vous ayez choisie l'homme impalpable !"
- "oui mais pour aimer on n'est pas obligé de sentir dans son corps. L'amour ça habite tout votre être. Il m'habite, complètement, et fut un temps, je n'arrivais même pas à dire le mot Jésus, je fondais de l'intérieur. ça me mettait dans un état d'extase je peux dire. De perte de sens...comme on perd le sens au moment d'un orgasme."
- "et vous savez de quoi vous parlez"
- "ben oui ! Voilà, il y a une qualité d'amour, une imprégnation de l'être qui est plus forte que l'amour humain. La preuve c'est qu'en 50 ans je n'ai pas changé. Voilà.
- "et il ne s'est jamais marié ? Vous en êtes sûre ?"
- "ben oui puisqu'on s'est revus. Et on s'aime toujours !" 
- "et il est toujours vivant ?"
- "bien sûr, il est toujours vivant, et moi je suis toujours vivante, et on se revoit...pas trop parce que c'est très dur pour lui hein ! Quand il s'en va moi je reste ici avec mon amour, mais lui il repart tout seul quand même".
- "Il vient vous voir ?"
- "oui mais pas trop souvent, 1 ou 2 fois par an".
- "mais c'est horrible !"
- "mais non mais pourquoi horrible ? On vit maintenant une amitié amoureuse mais sans expression charnelle, c'est tout à fait possible."
- "et vous vouliez des enfants ?"
- "oh oui, je n'ai jamais rien fait pour ne pas en avoir mais j'en ai jamais eu." 
- "mais c'est un regret aujourd'hui ?"
- "longtemps, c'est ce qui m'a longtemps empoigné aux tripes. Quand mes soeurs, mes amies, venaient et que j'avais un bébé dans les bras...ahhh...ça plus que le fiancé, la maternité ça m'a foyée au moins jusqu'à 50 ans. J'en ai pleuré souvent dans ma cellule. Ah oui !"
Jour 10 : s'arracher aux siens.
Alexandra :
"Soeur Catherine Marie est ici depuis 26 ans. Elle voit ses parents deux fois par an, dans le seul espace accessible aux familles, le parloir. Aujourd'hui ils sont venus avec une amie, religieuse aussi. Ici plus de grilles, et pas de larmes. Ces parents-là ont toujours respecté le choix de leur fille. Une vocation très précoce. Catherine Marie n'avait que 12 ans quand elle s'est promise à Dieu." 
Récit des parents sur l'annonce de la vocation de leur fille : "elle est sortie par la porte avec un tel sourire qu'on s'est dit, il n'y a pas de problème c'est bien ça, comme une jeune femme partant au bras de son époux." 
Témoignage de l'autre soeur qui raconte que son père ne la saluait même plus quand elle venait les voir 3 jours par an chez eux...
"Quitter sa famille au nom de sa foi, se retirer du monde jusqu'à son dernier jour. Sr Catherine Marie n'a aucun regret, même si parfois sa foi vacille quand Dieu ne lui répond pas. 
Témoignage de la soeur. Ces crises de doute impactent parfois son physique, mais dans ces moments-là elle a un sursaut et se raccroche à une phrase du style : "je crois, viens au secours de mon manque de foi". Des petites prières qui disent : "je n'y comprends rien mais j'ai quand même envie d'y croire. [...] je crois que la foi c'est un équilibre, comme sur un vélo, et le doute peut être un moteur de la foi ".  
Jour 11 : Facebook c'est ça ?
Une soeur découvre le Facebook d'Alexandra, a envie de connaître, s'y intéresse un peu, et confirme ne pas diaboliser ce genre d'outil ! Elle utilise internet pour télécharger des musiques et des partitions pour les offices.
Jour 12 : La règle.
Alexandra :
"Cela fait presque deux semaines que je vis parmi les sœurs. J'essaie de ne rater aucun office, même les vigiles, à 4h du matin !"
Elle meurt d'envie de discuter et se dit qu'elle ne pourrait pas vivre comme ça longtemps !
Épluchage des pommes en communauté sans parler.
"Si vous vouliez une immersion, c'est une immersion " lui glisse en riant la mère supérieure.
Dans la salle du chapitre, la mère supérieur lit à haute voix les règles des moines et moniales cisterciens.
Alexandra : "Observer la règle de St Benoît, la relire chaque jour, c'est s'éviter les tracas du quotidien pour se concentrer sur Dieu et échapper aux tentations". 
Jour 14 : Je ne pense à rien.
Alexandra : "Alors il m'arrive un drôle de truc ici...Je ne pense à rien, c'est-à-dire qu'aucune pensée ne traverse mon esprit. C'est abyssal à ce point-là ! C'est bizarre...mais pas désagréable. C'est de vraies vacances...de l'esprit".
Jour 15 : Je sors ma sœur ! Je sors !
Alexandra :
"Pour ma première sortie du monastère depuis deux semaines, j'accompagne sr Marie Charles. C'est une des seules à sortir régulièrement en ville. Régulièrement c'est-à-dire 3 fois par mois. Pour elle, c'est presque trois fois de trop".
Si la sœur ne prie pas son office pendant le trajet, elle sent qu'il lui manque quelque chose dans sa journée, c'est comme de l'oxygène pour elle.
"Les sœurs de Chambarand prient pour les malades, contre les guerres dans le monde entier. C'est leur raison d'être. Mais ce monde encore faut-il le connaître. C'est le travail de sr Christine, 90 ans, en charge de la revue de presse. Chaque semaine, elle filtre les informations qui entreront au monastère". 
Sr Christine: "On vit un peu dans une bulle. ça permet quand même de relativiser les choses. Parce qu'on n'est pas en plein milieu." 
Jour 17 : Le sel de la terre.
Alexandra échange avec une soeur sur le problème de la relève et du manque de vocations. 15 ans sans nouvelles recrues. Pourtant sr Anna n'est pas inquiète, elle est sûre que Dieu ne les laissera pas tomber. Pour elle, le rythme effréné et le mal-être de la société ne vont pas durer, il y aura un clash. Si une femme ressent l'appel à cette vie de moniale, elle n'aura pas de mal à tout lâcher. Le plus dur n'est pas de lâcher sa vie d'avant, le plus dur c'est de durer.
Sr Anna :"Peut-être qu'il faut qu'il y ait moins de monastères, moins de communautés. Dans l'Evangile Jésus dit à ses disciples : "Vous devez être le sel de la terre". Le sel c'est infime dans tout un plat. Il ne dit pas soyez la farine d'un gâteau, il dit soyez le sel du gâteau ! Il y'a peut-être trop de farine, on a juste besoin d'être un petit peu".
Jour 19: Joyeuses Pâques !
Jour 21 : Adieu !
Alexandra : "ça y est ! C'est l'heure des adieux. Même si le mystère de la foi reste entier pour moi, je repars avec quelques réponses". 
"Au début je ne comprenais pas ce silence, mais en le vivant j'ai compris. J'ai compris qu'on entendait mieux quand on se taisait"
Elle conclut aussi que ces femmes qui font ce choix de vie ne sont pas "zinzins", qu'elles sont manifestement très heureuses. Elle déplore qu'il n'y ait pas plus de nouvelles recrues. 
"Désolée mes sœurs, mais je ne partage toujours pas votre amour du Christ. En revanche, en 21 jours, vous m'avez convaincue d'une chose : dans cette société qui tweete et qui buzz frénétiquement, le silence ça fait un bien fou !"

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