Qui est Stephix ?

33 ans, maman de trois enfants de 7 ans, 4,5 ans, et 19 mois + 1 BB en route ! Working mama en freelance après 5 ans de congé parental. Heureuse de cette expérience, d'avoir été aussi disponible pour mes petits et d'avoir enfin réalisé mon projet: allier travail et vie de famille tout en restant chez moi. Sur facebook vous me retrouverez en cherchant "les blogs de stephix", parce que j'en ai 4 et j'ai voulu les regrouper. Bonne lecture et surtout bons échanges!

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Le 16 janvier, non loin de chez moi, se tenait une conférence sur le thème "Principes et enjeux de la théorie du genre". Je ne pouvais pas ne pas y aller, d'autant plus que le conférencier n'était autre que le remarquable François-Xavier BELLAMY, normalien agrégé de philosophie, prof de philo et maire adjoint à Versailles, délégué à la jeunesse et à l'enseignement supérieur. Fondateur de Génération Justice pour Tous et du blog passionnant: Pensées pour le jour qui vient

Durée: 2h. 
Voici le résumé de la conférence, d'après mes notes. Il y a forcément quelques libertés de ma part pour compléter les trous !! Que monsieur Bellamy me pardonne et me corrige s'il le faut.


Les partisans de la théorie du genre (NDLR: Nommée "théorie" par les opposants à ces affirmations qui émanent d' "études de genre" (gender studies), recherches de professionnels récupérées par une idéologie féministe marxiste, elle-même fruit du courant philosophique de l'existentialisme. Une théorie parmi d'autres donc, discutable et contestable et qui n'a rien d'une vérité universelle contrairement à ce que l'on voudrait bien nous faire croire et qu'on nous impose malheureusement aujourd'hui) ne nient pas la distinction biologique, contrairement aux rumeurs circulant à ce sujet. Seulement ils disent que le biologique ne détermine pas la personne. Pour eux, le genre se développe indépendamment du sexe biologique. Esprit et corps sont deux réalités séparées. Le genre serait uniquement une construction sociale.
Leur leit-motiv : "tant que nous croirons en cette différence sexuée homme/femme, nous ne pourrons jamais être égaux".

Petit rappel historique concernant l'idéologie des défenseurs de cette théorie : le marxisme.

Pour les marxistes,
l'humanité repose sur une éternelle lutte des classes, les riches contre les pauvres, les patrons contre les ouvriers, les capitalistes contre les prolétaires. Hors, au sein de ce mouvement existaient de vives tensions, opposant les révolutionnaires et les modérés. 
Les modérés voulaient travailler sur une plus grande justice, et discuter pour faire entendre et respecter leur voix. Ils voulaient gagner des avantages sociaux comme les repos hebdomadaires, les vacances, etc, afin de n'être plus considérés comme des bêtes de somme, mais des êtres humains ayant les mêmes besoins que leurs patrons. Normal.
En revanche, les révolutionnaires voulaient plus, ils ne voulaient pas négocier, ils voulaient l'égalité totale avec la classe patronale. Ouvriers et patrons au même niveau, riches et pauvres à égalité. Cette vision idéaliste a échoué, la réalité étant tout autre. Ce fut l'échec de la politique marxiste. 
Ne lâchant rien, ses plus farouches partisans décidèrent de se recycler. C'est ainsi qu'on vit naître le courant du féminisme militant.
De nouveau les tensions émergent. D'un côté les radicaux, les révolutionnaires, et de l'autre les modérés. 
Les féministes modérées revendiquent des droits, notamment le tout premier, celui de voter. Il leur est accordé par des hommes qui pensent qu'en effet, les femmes sont des êtres dotés de raison comme eux et donc capables de donner leur avis sur des questions politiques, et d'autre part, que c'est leur féminité même qui pourrait apporter un plus à la politique. Une vision féminine étant différente d'une vision masculine, sur certains sujets en particulier. Ce serait un apport positif.
Les féministes radicales elles en revanche ne supportent pas qu'on fasse cette distinction homme/femme. Elles revendiquent non plus une lutte des classes (qui n'a pas fonctionné), mais une lutte des sexes. Elles ne cherchent pas juste des améliorations, mais se battent pour une révolution des sexes, pour l'égalitarisme (égalité radicalisée). Elles refusent cette distinction entre une vision féminine et une vision masculine, elles ne veulent pas "apporter" une différence, elles veulent juste être à l'égal des hommes pour tout. 
Elles ne veulent plus être déterminées par leur sexe, elles veulent pouvoir mettre de côté la maternité et leur féminité pour accéder aux mêmes postes et aux mêmes capacités que les hommes. 
Par exemple, offrir une poupée à une petite fille, c'est l'horreur suprême, car c'est lui rappeler ce pourquoi son corps est fait, sa future maternité, donc l'aliéner à cette réalité qui la mettra en retrait du monde du travail et des responsabilités et la rabaissera socialement.

Étudions donc exactement les revendications du féminisme marxiste, celui qui façonne actuellement notre culture :

1- l'égalité absolue

Cette égalité doit passer par l'indifférenciation des sexes. C'est une lutte contre les déterminismes (contre ce que la nature a originellement prévu). 
Dans cette idéologie, c'est le désir qui prime sur la réalité. Notre vie doit être à la mesure de nos désirs. Tout ce que nous désirons réaliser, nous le pouvons si nous le voulons, et rien ne doit pouvoir l'empêcher.
C'est ainsi que la société a changé, les enfants n'ont plus obligatoirement repris la ferme ou l'entreprise de papa et ont fait ce vers quoi leurs désirs les portaient, pour ne citer qu'un exemple.
Le plus gros obstacle à nos désirs c'est inévitablement le corps. A cause de lui, on ne peut pas forcément accéder à la vie choisie, il est considéré comme une chose qui limite, une contingence dont il faut se libérer. 
Cette idéologie est aujourd'hui traduite dans les Manuels de SVT de 1ère, depuis 2011 (et ce malgré une vague de contestation de nombreux parlementaires), avec notamment l'affirmation de cette division corps/esprit, sexe/genre et la primauté du désir sur la réalité contingente de l'être. J'ai un corps de sexe féminin et je me sens homme, attiré par les hommes, mais suivant mes désirs et le contexte dans lequel je me trouve, je peux m'ouvrir à toute une palette de choix. Je choisis ce que je veux être. Pas de limite, pas de contingence, je peux aussi choisir de ne pas choisir mon sexe (indéterminé).



2- "Technique" pour tous

Il existe des cas de transsexualité à la naissance, des cas rares où le bébé naît avec les deux sexes et qui nécessitent un ajustement quand l'enfant grandit et s'affirme comme garçon ou comme fille. Cela nécessite des traitements hormonaux, des opérations, un accompagnement psychologique pour déterminer le ressenti de la personne et le sexe dans lequel elle se sent plus en phase.

Le problème c'est que des militants voudraient faire croire qu'on peut tous bénéficier de cette technique. Ce qui est réservé à des cas médicaux rares pour les soulager devrait pouvoir être utilisé chez tout le monde, sans justification.
Cette revendication se porte même jusqu'à la reconnaissance civile du troisième sexe ou d'un sexe indéterminé. Les militants ne veulent plus d'un acte civil descriptif mais d'un acte civil déclaratif. Si demain je me sens plus homme que femme, je pourrais sans me justifier ni recourir à des actes médicaux, changer mon sexe sur mon acte civil, et ce autant de fois que nécessaire. Mon corps ne doit plus être un obstacle à mes désirs.
Pour se mettre à jour, il est déjà démodé de parler de LGBT (pour Lesbienne, Gay, Bi et Trans). Aujourd'hui il faut rajouter "i" à la fin, pour "indéterminé", pour tous ceux qui ne veulent pas s'enfermer dans une sexualité. LGBTI est donc le nouveau terme approprié. Il faut suivre !

3- Lutter contre les déterminismes

La réalité charnelle ne doit plus exister, on fait éclater les déterminismes pour être ce qu'on veut. 

La théorie du genre est la fille idéologique de l'existentialisme : l'existence précède l'essence, de Sartre. Nous sommes libres de nous modeler nous-mêmes. 
Nous connaissons tous l'autre déclinaison de cette affirmation, avec Simone de Beauvoir, compagne de Sartre : "On ne naît pas femme, on le devient".

La théorie du genre c'est la théorie du soupçon. Les études de genre nous apprennent à lire toute la construction sociale autour du sexe comme une histoire scandaleuse. Pour illustrer la théorie du soupçon, voici un exemple:
Monsieur rentre du travail avec un bouquet de fleurs pour sa chérie. Madame "moderne" qui a totalement intégré cette culture féministe marxiste, au lieu d'accepter avec joie et émotion comme l'aurait fait la femme romantique "d'autrefois", va commencer à avoir des doutes et des soupçons sur la véritable intention de son chéri. Tu m'offres des fleurs pour me montrer que c'est toi qui gagnes plus d'argent, c'est une discrimination, tu veux me faire sentir inférieure, m'acheter. Ou alors c'est pour te faire pardonner une faute grave, tu me trompes !
C'est une interprétation erronée d'une intention de base bonne et innocente, un rapport de force. Ou comment remettre en cause et diaboliser quelque chose qui est bon à l'origine.

Notre société est devenue une société du soupçon, de la lutte des sexes, de la lutte contre la nature, et cela mène à un mal-être généralisé où personne ne sait plus qui il est ni son appartenance. La société de la satisfaction immédiate du propre désir au détriment du réel et du reste de la société, société de l'individualisme qui rend malheureux et nous coupe des autres. Il faut vraiment que la société se réconcilie avec la nature, avec la culture et avec la différence.

1 - Réconciliation avec la nature

  • Un peu d'histoire. Les années 60-70-80-90.

Notre société est une société démocratique-libérale, tournée vers la satisfaction des désirs individuels (illimités). Les politiciens ont misé sur ce genre de courant de pensée dans le but de relancer la croissance économique. En effet, se baser sur le désir humain est un bon calcul, car quand l'être humain a réussi à satisfaire un désir, il passe à un nouveau désir qu'il voudra satisfaire. C'est sans fin. Cette logique permet d'augmenter la consommation individuelle, donc de générer de l'emploi, et augmenter la croissance économique du pays. 
C'est d'ailleurs cet idéal que les Etats-unis tentent d'imposer par la force aux pays "en voie de développement", en partant guerroyer. 

Pour mettre en oeuvre cette idéal politique, il a fallu tout déréguler. Supprimer des lois qui iraient à l'encontre de la satisfaction immédiate des désirs.
On a donc commencé à forcer la nature à nous donner ce qu'elle n'aurait jamais donné en suivant ses propres cycles. 
Citons l'exemple des fraises. Nous sommes en plein hiver et j'ai envie de manger des fraises. Tout un système de réseaux de communication et de transports ont été développés dans le but de consommer le plus rapidement possible des produits qui ne poussent pas chez nous. On a aussi créé des serres chauffées, et pour les chauffer il a fallu mettre en place tout un réseau générant de l'électricité et la transportant. Pour répondre à tous les désirs, il a fallu donc mettre en place tout un système qui violente la nature.

MAIS cette conception n'a pas pu durer bien longtemps. 

Les premières crises sanitaires et écologiques ont tiré la sonnette d'alarme et fait réaliser que les énergies naturelles n'étaient pas infinies : Crise du Pétrole;



et qu'on ne pouvait pas faire n'importe quoi avec la nature: Crise de la vache folle, et autres scandales comme la viande de cheval dans les lasagnes, le saumon d'élevage nourri aux farines animales, les pesticides, les OGM etc.

Années 2000: Redécouverte de la sagesse de l'homme qui doit se rapprocher de la nature, se remettre au diapason de celle-ci, la respecter, entrer en communion avec elle.
Nous en avons une parfaite illustration avec le film "Avatar" qui a fait un carton à l'échelle mondiale.
C'est le culte de la nature, l'entretien du sentiment de nostalgie coupable de l'homme destructeur.
Les Navis: pas de culture, peu de désirs, vivent en paix avec la nature. Ignorants mais bons et heureux.
Les Humains: méchants, avides, aveuglés, stupides, très savants mais malheureux.
Dans ce film on cherche à redevenir ces hommes primitifs.

  • La prise de conscience: 
aujourd'hui nous commençons à avoir peur de toute cette technique et demandons à l'Etat de tout "normer" pour éviter les dérives.
Ce que l'on déplore maintenant c'est que cette "conversion" n'ait été opérée qu'à moitié. D'un côté on veut tout normer et se protéger, d'un autre côté on dérégule afin de permettre la réalisation de tous nos désirs. Exemple: le mariage pour tous. Dans la nouvelle formulation de la loi, il est écrit : « Art. 143.-Le mariage est contracté par deux personnes de sexe différent ou de même sexe. » Si vraiment l'appartenance sexuelle ne compte plus pour se marier, pourquoi s'attarder à le notifier quand même par écrit ? Pourquoi ne pas juste écrire : "Le mariage est contracté par deux personnes" ? C'est bien la preuve que le corps était un obstacle au désir.
  • Dans la série "mon désir avant tout", il y a bien entendu le problème de la PMA (Procréation Médicalement Assistée). Voilà ce qu'on entend maintenant que la bataille du "mariage pour tous" a été gagnée : "S'opposer à la PMA pour des couples de lesbiennes ? C'est scandaleux ! Si ça existe pour les hétéros, pourquoi le refuser à des homos ? Discrimination !"
Hors cette technique médicale appartient à la médecine, et le rôle de la médecine et d'aider les personnes à recouvrer la santé. La santé c'est un équilibre naturel originel. 
Prenons l'exemple suivant : je perds un bras. La médecine va m'aider à retrouver ce bras, elle va redonner à mon corps ce que la nature avait prévu. Mais imaginons que pour des raisons pratiques (et si c'était réalisable), je décide de me faire greffer un troisième bras. J'invente alors une chose non prévue par la nature. J'émet donc un désir qui ne relève plus de la médecine, puisque on sort du champ de la réparation, mais qui relève de la technique pure. 
Rapprochons cette illustration de la procréation assistée. 
Dans le cas des hétéros, on aide le couple à retrouver sa fécondité, à procréer comme la nature l'avait prévu. La médecine répare ou pallie à un problème de santé empêchant la procréation.
Dans le cas des homos, c'est un acte purement technique qui n'a rien à voir avec la santé et la médecine, et qui va forcer la nature à se soumettre à leurs désirs.
  • Nous avons aussi dans la même série le problème de l'euthanasie. Il s'agit là d'une contrainte contre nature.
- L'acharnement thérapeutique oblige un corps à vivre alors que naturellement il aurait du mourir.
- L'euthanasie c'est tuer un corps qui ne veut pas mourir de façon naturelle.

Nous avons cette tentation de penser que nous pouvons disposer de notre corps.
"Mon corps m'appartient" est une fausse évidence. Mon corps n'est pas un objet dont on dispose, ce n'est pas une propriété. Il serait plus juste de dire "je suis mon corps".
Divorcer avec nos corps nous rend malheureux. Nous ne sommes pas des esprits enfermés dans une prison corporelle. 
  • Le sexe. Du latin: secare, couper. La différence sexuelle partage nos corps, nous rend incomplets. Il nous permet de ne pas être auto-suffisants, d'avoir besoin de l'autre, d'être attiré par l'autre pour se compléter. C'est cela qui crée la relation. On cherche l'autre, on s'ouvre à l'autre, on complète son humanité. Et c'est encore plus vrai dans l'union sexuelle complémentaire qui humanise d'autant plus qu'il débouche sur une vie. 
Le propre du corps féminin c'est de donner la vie, la porter. Cela nous transforme en profondeur et détermine notre façon d'être, de penser, d'agir. Nous ne pouvons nier cette réalité, aussi gênante soit-elle pour certains.
Aujourd'hui nous sommes habitués à violenter notre corps, avec la mode, les canons de beauté, les règles d'esthétisme, la chirurgie esthétique et les injections de botox pour éloigner de nous cette fatalité qu'est la vieillesse. La vieillesse est une étape qui nous fait méditer sur notre finitude. On violente donc notre corps à cause du refus de cette réalité.
Concernant l'euthanasie, certains parlent de "mourir dans la dignité". Phrase choquante. Il y aurait des morts dignes et des morts indignes ? (à développer). 
2 - Réconciliation avec la culture

La culture c'est ce que l'homme ajoute à la nature. 
La culture est remplie de stéréotypes. Combattre les stéréotypes c'est combattre la culture.
Et combattre la culture c'est perdre la nature (= combattre ce que l'homme ajoute à la nature).
  • L'animal n'a pas besoin de culture. C'est un être d'instincts. Il porte en lui tout ce dont il a besoin pour être ce qu'il est et se reproduire. Il vit dans l'immédiateté. A cause de sa fixité (aucune intégration de nouvelles données) il ne peut progresser ni s'améliorer.
  • L'homme ne sait en revanche rien faire par lui-même instinctivement parlant. Il a besoin de cette culture, d'apprendre des autres pour savoir comment faire la moindre des choses.
L'exemple du coucou est très parlant. Ce dernier, à peine sorti de l'oeuf s'empresse de casser les oeufs du nid où il est pour se débarrasser des autres, pour assurer sa survie. Il sait déjà ce qu'il doit faire et comment le faire.
Alors que l'homme a besoin de médiation et de transmission pour évoluer. 
La langue est la première figure de la culture. Plus nous apprenons de mots, plus nous pouvons préciser notre pensée et l'affiner.
Nous devenons ainsi chaque fois plus ce que nous sommes profondément: "Deviens ce que tu es" Socrate.

Simone de Beauvoir disait : "on ne naît pas femme on le devient", on pourrait être plus précis et dire : "on naît homme, on naît femme, et on le devient chaque jour un peu plus".

Le choix des mots. Prenons l'exemple du mot "matière". Il vient de "materia" qui vient de "mater"="mère". Pour expliquer la matière nos ancêtres ont choisi de faire référence à la mère. Celle qui donne corps.

A force de lutter contre les stéréotypes, il va falloir aussi arrêter de parler car tout notre vocabulaire en est pétri, et ce depuis des millénaires. Notre langage porte en lui tellement d'idées de la nature.
La langue nous aide à apprivoiser ce que nous sommes.
La culture n'est pas un ennemi, elle nous aide à devenir des êtres singuliers et libres.

3 - Réconciliation avec la différence  

L'incapacité à accepter la différence est ce qui résume le plus notre société actuelle.
Et le fait qu'elle s'en défende autant, et le répète en boucle comme un mantra, en est la preuve symptomatique.
La première des ces différences étant celle qui sépare l'homme de l'animal. Mais cette réalité est de plus en plus mal acceptée, et est en train de nous conduire à un nouveau racisme (contre lequel la société s'équipera juridiquement pour l'éradiquer): le spécisme.
Les questions de racisme, de sexisme, c'est déjà dépassé ! Le spécisme c'est la nouvelle question qui va occuper tout notre espace médiatique et politique.
"Nous sommes des être sensibles comme les animaux. Prenons en compte le bien-être des animaux. Donnons-leur des droits égaux à ceux des hommes".
Exemple récent, le débat autour de l'interdiction de la corrida, la torture des animaux etc.

Refus aussi de faire la différence entre adultes et enfants (autorité, respect...)
Refus de la différence homme/femme, que nous ne voyons même plus aujourd'hui.

Aujourd'hui, à force de lutter contre la culture, on en arrive à croire qu'il n'y a pas de vérité, qu'il n'y a plus d'évidences.
Hors c'est la culture qui permet de comprendre les évidences et donc la vérité.
Les différences n'étant plus évidentes, il est d'autant plus dur d'accéder à la vérité, et nous, hommes post-modernes avons à convertir notre regard, à réapprendre à nous émerveiller (au sens philosophique du terme)
Accepter la différence, sa fragilité, et la vraie fécondité qui naît de cela.

Observons brièvement le thème des jouets.
On voit bien qu'avant même de comprendre notre langage et le posséder, donc avant même d'avoir intégré les stéréotypes de culture, les petits enfants ont des attirances propres à leur sexe. On ne peut lutter contre ces évidences de la nature.
Les petites filles sont attirées par les jouets relationnels.
Les petits garçons sont attirés par les jouets de construction.

La propagande actuelle voudrait nous faire croire que la théorie du genre n'existe pas. Ce qui existe c'est bel et bien le concept du genre qui nous vient des Etats-Unis, avant même les années 70 qui l'ont fait connaître par le militantisme féministe radical.
Aujourd'hui c'est devenu une telle obsession dans les milieux universitaires (là-bas encore plus qu'ici), que toute la littérature étudiée est centrée sur l'analyse du genre. Pour faire bref, on n'étudie plus l"histoire de la princesse de Clèves, on étudie l'influence des stéréotypes de genre dans l'éducation de la princesse.
Tout tourne autour de ça. C'est la fameuse philosophie du soupçon.

Le concept de genre est bel et bien entré à l'école. Nous devons donc être très attentifs et surveiller les lectures de nos enfants. Mais pas seulement. Nous devons redonner à nos enfants de bonnes lectures, leur faire lire de beaux livres.

Affirmer que le genre est déconnecté du sexe biologique est une théorie scientifique, détournée ensuite par des idéologues, mais comme toute théorie, elle peut être contestée. Elle n'a pas à être enseignée comme une vérité scientifique absolue. 
Si on veut pouvoir ouvrir le débat, il faut éviter cependant, dans nos échanges, de parler "d'idéologie du genre" car ça empêcherait toute discussion.

Culture moderniste / culture chrétienne.

La culture moderne puise entre autre ses racines chez Descartes, père de la "modernité", "je pense donc je suis". Il part du principe qu'il faut remettre en doute les apports de la tradition, qu'il faut réfuter systématiquement les informations qui nous sont transmises (le doute) afin d'élaborer notre savoir sur des bases certaines. Sa morale n'est pas théologique, elle n'est qu'une succession de règles de conduite.

Il faut savoir que le véritable pouvoir est dans la culture, pas dans la politique. Les politiciens ne sont que les pantins d'une culture ambiante.

Bon à savoir aussi, les fameux "droits de l'homme" tant défendus aujourd'hui viennent d'une révolution morale apportée par le christianisme. Ils ont été mûris par plusieurs siècles de christianisme.

Nous devons faire attention aux changements et aux transformations culturelles, certes, mais nous devons surtout réinvestir tout le champ de la culture (art, enseignement, langage, journalisme etc) que nous avons cédé aux modernistes.

Ne cherchons pas à entrer en politique pour effectuer ce changement, sinon nous pourrons attendre longtemps. Pour changer les choses nous pouvons déjà résister, et puis changer la culture. C'est à nous de la transformer.
Le pouvoir n'est pas politique, il est dans la culture. Jésus l'avait bien compris en refusant la couronne des rois. Sa technique a été de transformer les coeurs de ses proches qui ont à leur tour propagé sa Parole, la portant aux confins de la terre et transformant à leur tour le coeur des gens. Nous ne finissons pas de mesurer l'impact qu'a eu le Christ dans notre monde.

Nous terminons cette conférence sur un signe d'espérance: nos contemporains manifestent de plus en plus une soif de vérité. Ils en ont marre de ces soupçons et de ces suspicions qui les empêche d'être libres et d'être ce qu'ils sont vraiment. Voilà qui doit suffire à nous relancer et nous permettre d'imaginer le retour d'une culture chrétienne plus humaine, plus respectueuse de l'homme, plus juste, plus sensée.


1 commentaire :

Ici on peut tout se dire, mais dans le respect et la bienveillance. Pour rendre l'échange plus sympathique, évitons l'anonymat ! Merci !

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