Qui est Stephix ?

33 ans, maman de trois enfants de 7 ans, 4,5 ans, et 19 mois + 1 BB en route ! Working mama en freelance après 5 ans de congé parental. Heureuse de cette expérience, d'avoir été aussi disponible pour mes petits et d'avoir enfin réalisé mon projet: allier travail et vie de famille tout en restant chez moi. Sur facebook vous me retrouverez en cherchant "les blogs de stephix", parce que j'en ai 4 et j'ai voulu les regrouper. Bonne lecture et surtout bons échanges!

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Suite à une discussion un peu tendue l'autre jour avec une vieille amie (et non une amie vieille), j'ai réalisé à quel point, même si nous vivons sur le même globe terrestre, dans le même pays, avec une formation scolaire et humaine presque identique, nous ne pourrions jamais nous entendre sur certains points ni avoir une même vision de la vie. Nous n'étions plus sur la même longueur d'ondes, à un moment donné nous avons décroché.
Il y a eu à mon avis quelques incompréhensions, mais cela a suffit à faire le lit d'une petite série de reproches sur l'Eglise, les fidèles, les articles que je publie sur mon facebook, et même si ce n'était pas méchant, j'ai trouvé cela quand même blessant à la fin. Parce que je veux bien accepter les remarques déplaisantes, si je pense qu'elles peuvent être constructives (sur ma façon de faire, d'agir, de parler assez rudes, je suis d'accord et je le reconnais moi-même, vous n'imaginez même pas comme j'y travaille et comme ça me coûte), en revanche si c'est pour me faire comprendre à demi-mots que j'ai une vision erronée de la vie, que je pense des trucs nuls, que je crois en des trucs graves...là j'avoue que ça me laisse un peu un goût amer ! 
Parce que je ne sais plus si les remarques sont censées être constructives à mon égard, pour m'aider à m'améliorer, ou si elles sont plutôt laminantes. Et à vrai dire, si j'y repense encore aujourd'hui et que ça me trotte encore dans la tête malgré une bonne nuit et quelques heures agréables passées ce matin à méditer les belles choses de la vie, c'est que ce n'était pas si sympathique que ça, et que ça méritait une petite mise au point, pour elle, mais aussi pour les autres personnes qui me suivent virtuellement et ne me comprennent pas.



Ce matin donc, alors que je me brossais les dents, je parlais à Dieu (dans mon coeur hein parce qu'avec le dentifrice qui mousse, c'est risqué de parler à voix haute, surtout que c'est souvent moi qui fait le ménage), et je lui disais à peu près ceci:

"Mais qu'est-ce que tu cherches à la fin ! Tu voudrais que les gens croient en Toi ? Mais tu ne te montres même pas ! Les gens ont besoin de voir pour croire ! Ils ont besoin de preuves tangibles ! Et c'est très bien que tu nous aies clairement demandé de croire sans voir juste après Ta résurrection, alors que tu portais encore les blessures de ton martyre :
Jn 20, 24-29 : Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. »
Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
mais ça c'est un exercice que tout le monde n'est pas prêt à faire !! Pour moi qui suis tombée dans la marmite de la religion depuis toute petite, lors de mon baptême, et puis qui ait été éduquée tout au long de mon parcours dans la Foi chrétienne, Ta vie et Ton histoire me sont tellement familières que je Te connais et que même si je traverse souvent des déserts spirituels dans lesquels je me sens loin de Toi et abandonnée de Toi, je ne douterai jamais de Ton existence. Enfin si... ça m'a traversé l'esprit que Tu ne sois que le fruit de mon imagination, "une construction mentale pour aider les pauvres d'esprit à vivre" comme aiment le répéter les athées convaincus, mais j'ai toujours balayé ces idées parce que j'avais suffisamment de preuves (pour moi en tout cas) de Ton existence. Pour moi donc c'est facile de croire en Toi. Je ne dis pas que c'est facile de Te suivre, nuance ! J'ai des hauts et des bas comme beaucoup.
Mais pour les autres qui n'ont pas trempé dedans ? On fait comment ? Donne-leur des preuves tangibles de Ton existence, fais des trucs que Toi seul peut faire, fais apparaître une croix géante et lumineuse dans le ciel, que tout le monde la voit, se convertisse, et on n'en parle plus ! Comme ça, d'un côté moi j'arrêterai de passer pour une truffe qui parle à son ami imaginaire, et les autres trouveront enfin des réponses (ou un début de réponse) à leurs questions intérieures, et on sera enfin tous sur la même longueur d'ondes, on pourra se comprendre et cesser les moqueries !



Et puis j'ai rincé ma bouche, je me suis donnée un dernier coup de brosse dans les cheveux, j'ai enfilé mes bottes et mon manteau, et je suis partie accompagner ma puce à l'école. 
Pas de réponses humainement audible de la part de Dieu. Pas non plus de grosse croix clignotante dans le ciel (faut dire que j'ai demandé un truc un peu spécial, c'est sûr ! hihi !). 
Ce matin il y avait un brouillard très épais. J'ai allumé tous mes phares, il ne manquait plus que des gyrophares et on se serait cru au cirque. Ma puce s'est amusée à répéter la drôle d'expression "à couper au couteau", c'est vrai qu'on n'y voyait rien à 20 m, c'était un peu dangereux. J'ai vu une voiture au dernier moment seulement. Et puis je me suis rendue compte que mon fiston ne râlait pas aujourd'hui. Tiens...étrange.

Depuis presque deux semaines je me farcis un petit garçon de 2 ans bien déterminé à me rendre chèvre, et pour tout dire, je pensais anticiper la date des vacances scolaires pour aller me reposer chez mes parents, pour qu'ils prennent un peu le relais et me permettent de me ressourcer un peu ! Ce petit garçon qui grognait au réveil tous les matins, faisait toutes les bêtises possibles, n'obéissait JAMAIS à ce qu'on lui disait de faire ou pas faire, qui pleurait pour un rien et se mettait à hurler n'importe où à m'en faire perdre quelques décibels d'audition, qui refusait ses repas, jetant son assiette pleine par terre. Ce petit garçon qui vidait les cartes de jeu de leurs boîtes une à une, les dispersant partout où c'est possible, au lieu de dormir sagement. Ce petit garçon nous refaisant la déco de notre chambre au feutre vert. Bref. Oui, ce petit garçon aujourd'hui était guilleret, sage, et se tenait bien à sa place dans la voiture sans faire d'histoire. 
Ce matin, j'ai fait un trajet en voiture dans le calme. Et que ça fait du bien de commencer une journée dans la bonne humeur et sans avoir les nerfs en boule ! Même l'accompagnement de sa sœur dans la classe s'est passé sans hurlements, sans scène d'hystérie de sa part, il a été docile, et je n'en revenais vraiment pas. Je guettais le moindre retournement de situation pour gérer, pour lui courir après, pour le maîtriser physiquement (parfois ça tourne à la prise de catch, surtout pour le changer ! )
Rien, le calme absolu. Je trouvais ça super louche. Je ne comprenais pas ce revirement soudain.
Lui et moi sommes rentrés à la maison. 
Petit rituel : on s'essuie les pieds crotteux sur le tapis, il ferme la porte, je donne un tour de clé. Je lui dis : "on va enlever le manteau et les chaussures". Il s'exécute sagement, s'asseoit, me tend ses petits petons. Je suis stupéfaite, je ne comprends pas, mais j'apprécie !
Puis nous passons une agréable matinée, je lui propose de dessiner, cela lui plait. Je regarde mes mails, mon Facebook, je lis l'actualité. Je déprime un peu en pensant à toute cette agitation. Je me dis que je vais me retirer un peu de tout cela, petit à petit, pour mon bien, car ça commence sérieusement à déteindre sur mon moral. J'écris un petit mot à une amie pour la prévenir. Je veux profiter de ces bons moments que nous offre la vie et je veux faire du vide en moi, parce que je me sens intoxiquée et saturée. Je mets l'ordi de côté et je retourne dessiner avec mon fils, on se parle, on se sourit, on dessine, on s'amuse avec des babioles. Je le regarde progresser. Quand il a besoin d'aide je suis là à ses côtés pour lui. Je suis heureuse de pouvoir lui offrir le cadeau de ma présence, de même qu'il m'apporte beaucoup. Et si dernièrement il est vrai qu'il me rejetait à m'en désespérer, aujourd'hui ce n'est pas le cas et c'est un vrai plaisir partagé !
La sonnette retentit. Tiens...qui est-ce ? Je n'attends personne. Je fais ma mégère, écarte le rideau et aperçoit le camion de la poste. Un colis ? Je n'en attends pas !
Je sors rapidement, le brouillard s'est levé mais il fait froid et humide encore. Je cause avec mon ptit livreur de colis préféré, on parle du temps, de la région dont le climat m'indispose de plus en plus. Il confirme, on se sourit, il est visiblement content de ce petit échange on ne peut plus banal. Moi aussi en fait. Il repart. Je rentre ouvrir ce gros colis avec ma tête de point d'interrogation. J'ouvre. Oh miracle, en un rien de temps, ma super tablette pour cuisiner, MON cadeau des 30 ans qui m'avait lâché et ne fonctionnait plus, la voilà réparée. Une vraie bonne surprise. Je m'attendais à ce qu'ils me disent qu'ils ne pouvaient rien faire pour moi, et surtout qu'ils mettent un mois à traiter mon cas. Mais là, en une semaine (dont 2x48h de trajet du colis), ils avaient tout réparé, changé la pièce endommagée, et je la retrouvais avec un vrai plaisir. Ce n'est que du matériel, mais ça, c'était le cadeau de tous les membres de ma famille, cousins, cousines, oncles, tantes, amis de longue date, frères et sœur, parents et grands-parents. Et puis c'était un événement important. J'y tenais donc beaucoup. JOIE !
Le temps file, je vais préparer le repas, mon fils vient me voir dans la cuisine. Il s'impatiente mais une fois de plus, à ma grande surprise, point de crise, il ne crapahute pas partout à la recherche d'un truc à grignoter en attendant. Il ne fouille pas non plus la poubelle et ne me supplie pas de le porter pour regarder ce que je fais (le truc bien pratique qui n'a sûrement épargné aucune maman: tenir son grand bébé sur un bras, et cuisiner avec la main de libre !!)
Je sers le repas, il mange TOUT et goulûment. J'écarquille les yeux ! 
Le must du must, qui a valu que je le filme, c'est qu'à chaque bouchée de fenouil (du fenouil en plus, il aurait carrément pu tordre le nez et repousser l'assiette !), il était mort de rire ! Je ne savais pas du tout pourquoi, quel était l'élément déclencheur ? Aucune idée. Moi qui m'étais habituée à manger sans le regarder pour trouver un peu de calme et ne pas me faire de nœuds à l'estomac...là il était effondré de rire, et ça a duré tout le repas. 
Sur cette note de bonne humeur, je débarrasse, il s'amuse encore un petit peu avant la sieste. Et là, autre miracle de la journée: le soleil, dont je n'avais pas vu la couleur depuis 3 semaines et plus, à me désespérer de le revoir un jour, il était là, fier et brillant. Moi qui m'éclaire toute la journée du matin au soir avec les ampoules électriques, j'ai du les éteindre. La lumière chaude et éblouissante envahissait toute la pièce à vivre ! Je n'en croyais pas mes yeux. Même mon fils a eu un mouvement d'étonnement en voyant cette lumière inonder d'un seul coup notre espace de vie. C'était suffisamment impressionnant pour susciter de l'étonnement même chez un tout petit !
Et là, j'ai ressenti la présence de Dieu. C'était chaud, c'était bon, c'était rassurant. Dans mon coeur, j'ai eu une révélation. Toutes ces bonnes surprises qui s'enchaînaient les unes à la suite des autres, c'était Lui ! C'était tellement soudain et anormal qu'il ne pouvait y avoir d'autres explications. Le hasard ? Je n'y crois pas, je crois aux coïncidences mais pas au hasard. Et quand elles sont trop nombreuses, je réalise que ce qui arrive est d'une autre nature.
J'étais donc super bien. Je reçois un petit message de mon chéri qui me demande de jeter un oeil sur une annonce de boulot qu'il a trouvée, en région. Là encore mon coeur bondit, je suis ébahie. Depuis le temps que j'essaie de lui faire comprendre que ce serait bien de partir d'ici, et que je ne le sens pas du tout motivé...Là c'est enfin la perspective d'un changement de vie tant souhaité qui se profile à l'horizon, et ça me fait un bien fou. Nous rapprocher de nos familles, ne plus traverser toute la France pour participer aux doux moments de retrouvailles qui deviennent de plus en plus espacés car coûteux en trajets. Ne plus subir la grisaille et le froid permanents. Découvrir une nouvelle région, de nouvelles personnes, etc. Je commence à rêver éveillée !

Je décide de sortir célébrer tout ceci dehors, sur la terrasse froide mais ensoleillée. Les rayons de soleil me réchauffent, je n'avais pas ressenti cela depuis le début de l'hiver. Mon petit café, mon petit chocolat qu'une certaine personne a eu l'excellente idée de m'offrir, connaissant très bien mes goûts ;-) et un petit coup de fil à la pause de chéri pour reparler de ses recherches.

Je ferme les yeux. C'est tellement bon. Et puis je regarde la nature qui m'entoure. Même déshabillée et triste, elle retrouve un certain charme une fois enveloppée de soleil. Et puis il y a ces petits oiseaux annonciateurs de printemps. Je les observe sautiller insouciants de branche en branche. Je les écoute. Je prends le temps de les admirer et écouter leur chant. C'est cela, je prends enfin le temps. Parce que quand votre vie est polluée de mille petits et grands maux, il n'y a plus possibilité de s'émerveiller, et tout semble gris et triste, tout porte à la déprime. Prendre le temps de se poser, de savoir relever dans sa journée les petits choses insignifiantes et communes qui composent notre quotidien, et qui sont autant de possibles sources de joie et de paix. Ce sont des cadeaux de Dieu que l'on ne voit même plus, tellement nous sommes absorbés par notre quotidien, nos problèmes, nos soucis, notre survie parfois. Tout nous semble normal, posé là comme si c'était si évident que ça. On passe devant sans s'y arrêter.
Oui, nous sommes des enfants gâtés, vous savez, comme nos enfants qui reçoivent mille cadeaux pour Noël et qui s'en foutent, préférant jouer avec le papier d'emballage brillant et les petits noeuds...C'est exaspérant n'est-ce pas ?
Eh bien imaginez ce que peut ressentir Dieu, notre Créateur, le Créateur de tout chose (et même du big bang ! Ben oui, vous ne vous êtes jamais demandé enfants ce qu'il y avait avant ça ? Vous avez eu des réponses scientifiques à ces questions ? Non et bien moi non plus !)



Ma grand-mère qui cherchait des réponses à ses questions, concernant Dieu, la vie, les épreuves vécues, l'au-delà...avait cherché un temps du côté de l'Eglise catholique et puis s'en était retirée car elle ne trouvait pas les réponses qu'elle voulait. C'était une chercheuse de vérité et une chercheuse de Dieu. Elle se définissait "déiste", comme Voltaire, c'est-à-dire qu'à force d'observations et de réflexions, elle s'était rendue
à l'évidence que seul un Être suprême, un "Grand horloger", avait pu créer tout ça. La science est limitée et n'apporte pas de réponse à tout. Elle décrit un processus, propose des théories, mais n'explique pas la cause des origines du monde. Mamie aimait peindre les paysages qui l'entouraient, décrire le printemps et l'hiver dans de belles poésies, elle admirait la nature sans se lasser. Elle nous confiait aussi, comme un secret de petite fille, que parfois elle serrait très fort un tronc d'arbre pendant quelques minutes pour ressentir toute cette vie et cette force émanant de cette Création. Toute sa vie elle a cherché, elle nous enviait d'avoir autant de certitudes de notre côté, d'avoir la Foi. Et puis, c'est dans sa petite chambre d'hôpital, en phase terminale d'un cancer généralisé, qu'elle a tout à coup compris. Compris ? Ressenti ? Peu importe. Elle a reçu Dieu en plein coeur, elle a été inondée de Son amour. Une révélation. Elle comprenait enfin ce qu'on avait tellement de fois essayé de lui faire comprendre en vain. Elle n'arrivait plus trop à s'exprimer, elle qui avait d'habitude une verve insatiable, mais elle disait, souriante et les larmes aux yeux : "ah c'est ça ? c'est ça ! Je ressens tellement d'amour, tellement d'amour !", "tu avais raison ma chérie" s'adressant à ma maman en aparté. Maman qui dans son coeur, lui-même converti bien des années plus tôt, espérait que sa maman découvre ce Trésor de Foi et d'amour avant d'aller rejoindre son Créateur. C'était donc fait, et c'est dans une certaine paix du coeur, malgré l'agonie forcément douloureuse et terrible, que tout le monde a pu bien vivre ce départ, sûrs de cette libération et de cette joie de l'âme qui quitte son corps vieux et meurtri par la maladie, et qui s'en va retrouver son Dieu.

Alors quand on vit toutes ces belles choses dans son coeur, qu'on sait bien que tout cela n'est pas de l'ordre de l'imaginaire, que ça remplit notre vie de fond en comble, et qu'on entend son amie "en rester sans voix", "qu'on ne peut pas mettre Dieu partout et que la religion n'est pas la solution à tout" et que visiblement cela lui rappelle surtout des mauvais souvenirs...Je suis à la fois déçue et blessée de ne pas être comprise car pour moi Il est bel et bien présent tout le temps et partout, c'est Son mystère et même si ça dépasse l'entendement, j'y crois car je suis "obligée" de me rendre à cette évidence, pour moi c'est aussi évident que de reconnaître que 2+2=4.
C'est une personne, un ami, un confident, un père, une mère, Il est mon tout. Je me sens aimée de Lui, je compte pour Lui, et grâce à Lui jamais je ne me sens seule, ni vide. Il est à mes côtés. Certes certains jours je lui fais la guerre, ou je l'ignore, mais finalement c'est moi la plus malheureuse dans ces moments-là. Dès que je renoue avec Lui, tout redevient heureux dans ma vie.
Mais cette petite blessure n'est rien comparée à l'immense peine que je ressens de voir que j'ai en ma possession un véritable trésor, un trésor qui change la vie, qui offre une vision toute différente sur les choses de la vie et sur les gens qui nous entourent, et que je suis obligée de le garder pour moi, soit parce que ça dérange les gens, soit parce qu'ils ont tôt fait de me cataloguer comme "dingo" et que je n'ose pas prendre ce risque...Pourtant ! Comme j'aimerais transmettre à d'autres personnes un peu curieuses et un peu ouvertes à cela, tout ce que j'ai reçu dans ce domaine !

Pour tout vous dire, je comprends les personnes qui, comme feu ma grand-mère,  rejettent l'Eglise en tant qu'institution, et préfèrent vivre leur foi dans leur coeur, sans règles et sans morale, sans toutes ces notions de péché, de confession, de messe etc.
Je le comprends car il m'arrive, ou il m'est arrivé plutôt, de vouloir rejeter toutes ces choses dérangeantes que je pensais être un obstacle dans ma relation à Dieu. Je voulais une foi plus directe et plus pure.

Mais ce que je constate, c'est que pour atteindre Dieu, pour atteindre le véritable Amour, cela demande de parcourir un chemin, souvent long suivant l'histoire de chacun. Dans ce cheminement, certains décident de s'arrêter à la première étape, pensent que c'est déjà bien d'être arrivés jusque là, et que Dieu reste dans leur ligne de mire, de loin, et que c'est bien comme ça. ça ne coûte pas trop d'efforts...mais on peut vite se sentir insatisfaits et tout laisser tomber, du fait surtout qu'en ne s’exigeant rien, on se laisse porter par notre paresse, et on passe bien à côté de tout l'enseignement du Christ. La religion devient alors vraiment inintéressante et on la quitte.
D'autres sont un peu plus curieux, cherchent à aller plus loin, plus près de Dieu, étudient la Bible, étudient tout ce qu'à dit Jésus, contemplent sa vie et s'efforcent de l’imiter. Pour cela ils rejoignent des groupes de prière et de réflexion car tout seul c'est un peu ardu.

J'ai remarqué dans mon parcours, que les personnes les plus rayonnantes, les plus lumineuses, les plus proches de Dieu, étaient aussi celles qui étaient les plus exigeantes avec elles-mêmes. Souvent des religieuses et de saints prêtres. Ces règles, ces lignes de conduite,
cette conscience morale, cette distinction entre bien et mal, péché et bonne action, cet exercice d'humilité, ne les avait pas enchaînées ni privées de liberté, ni fait perdre leur joie, au contraire ! Visiblement en tout cas, et si on est un peu du genre à avoir besoin de voir pour croire, comme St Thomas, c'est un fait observable par tous.
Donc, si je poursuis mon raisonnement logique, si on veut être libres d'aimer mieux (ses frères et Dieu), il faut donc se plier à une certaine exigence de vie spirituelle. Et cela ne se fait pas tout seul. Pour dépasser certains paliers où l'on reste bloqué, il faut avoir une aide humaine, celle d'un accompagnateur spirituel qui va pouvoir déterminer ce qui nous empêche d'avancer, ce qui nous empêche d'aimer mieux, d'imiter le Christ. L'Eglise offre cela. Elle offre des tas d'outils à vrai dire. Il faut savoir les utiliser aussi, ce qui implique encore une fois d'accepter d'être accompagné par plus "expert" que nous.

Ce cheminement, si nous voulons le faire sérieusement, demande une grande humilité. Accepter qu'on ne sait pas tout, qu'on a beaucoup à apprendre de nos frères qui sont plus avancés que nous, c'est la base. Entre la Bible, la vie du Christ, et les 2000 d'Histoire de l'Eglise avec ses belles et moins belles histoires, les saints qui ont laissé leur empreinte et leurs écrits, il y a une quantité astronomique de données à lire, trier, comprendre, méditer et faire siennes. Les homélies pendant les messes peuvent nous aider à comprendre des passages de l’Évangile que nous n'avions pas compris car il y a aussi un contexte à étudier, du latin et du grec à déchiffrer si on veut pousser la curiosité plus loin et être précis. Le tout étant de ne pas s'y perdre et de garder en tête que tout cela doit rester une aide pour mieux comprendre Jésus, mieux aimer Dieu, mieux se laisser aimer de Lui, et devenir des saints.
Les autres outils sont les Sacrements que Jésus nous a laissés en partant. Le Baptême, la Confirmation, L'Eucharistie, la Réconciliation, l'Onction des malades, le Mariage, l'Ordre, sont autant de cadeaux laissés pour renforcer notre foi, grandir dans notre foi. Si nous ne les utilisons pas, c'est bien simple, et "y'a pas photo", on perd vite pied et on laisse vite tout tomber. C'est clair et net. Et je le dis car je l'expérimente souvent. Mon parcours n'a rien de rectiligne, il est plutôt en dents de scie, la paresse me coupant souvent de Dieu. Bêtement, je dois le dire. C'est moi la perdante dans l'histoire ! ;-)

L'Eglise est faite d'hommes et de femmes, ils ont tous leurs défauts, une histoire plus ou moins compliquée, comme vous et moi, mais ils ont aussi une grande générosité et une soif de Dieu à étancher : 
il y a des supers curés et des curés moisis, il y a de supers paroisses dynamiques, et d'autres qui se meurent d'ennui. Il y a de bons chrétiens et de mauvais chrétiens, des religieuses extraordinaires et d'autres qui sont de vrais chameaux. Et vous savez quoi ? Personne n'est parfait ! Et pourtant cela n'empêche pas le message du Christ de circuler depuis plus de 2000 ans. Un message qui change les cœurs de pierre en cœurs de chair. Un message de vérité, de foi, d'amour, d'espérance, de justesse et de justice, qui est aussi très exigeant. Il implique un changement de vie radical . Aussi radical que ce que les premiers disciples de Jésus ont vécu en le rencontrant. Du jour au lendemain, on laisse tout ce qui faisait notre vie d'avant, pas forcément changer de logement et de boulot pour partir à l'aventure, non ! Mais changer intérieurement de façon à laisser notre vieux "nous" derrière, pour devenir un "homme nouveau". On ne peut pas, on ne DOIT pas continuer à rester les mêmes personnes une fois qu'on a rencontré le Christ. Cette rencontre, et puis tout ce qui en découle, nous transforme. Si ce n'est pas le cas, alors c'est qu'il y a un gros gros problème, et cela peut être intéressant de le "diagnostiquer" !!!
Quand mon amie me dit que certains "fidèles" feraient mieux de se regarder avant de critiquer les autres, là au moins je la rejoins. Mais j'irais plus loin en disant: oui, ils sont faibles ou aigris et on se demande ce qu'ils font dans cette église, dans cette Eglise, mais toi, toi qui les critiques aussi en ce moment, penses-tu être meilleure qu'eux ? Non. Le mieux que nous puissions faire, c'est d'être soi-même des témoins de l'Amour du Christ dans notre vie, d'en rayonner, et les autres suivront forcément, car ces choses-là se propagent par contagion ! Critiquer l'autre ne fera rien avancer. Ces cathos ne semblent pas cathos ? Peut-être, mais je n'en sais rien, je ne sais pas ce qu'ils vivent dans leur coeur, quelles blessures ils portent, à quel stade ils sont dans leur cheminement. Ils sont peut être loin du Christ, j'y suis aussi loin de Lui par moments, alors difficile de jeter la pierre. L'essentiel est qu'ils continuent à cheminer et qu'on n'attende pas systématiquement d'eux qu'ils soient des saints, là tout de suite. Ils sont en chemin, nous sommes tous en chemin, et chacun avance à son rythme. C'est loin d'être simple, et c'est loin d'être du tout cuit.

et dans de nombreux pays, les Chrétiens sont quotidiennement persécutés et tués à cause de leur Foi. C'est un génocide sur lequel le monde n'a pas bien envie de se pencher.
Voilà qui mérite au moins qu'on se demande pourquoi ?

Mais je peux vous dire qu'à force de susciter chez les autres tant de critiques voire tant de haine, de voir que "catho" est devenu un gros mot, une insulte, tout ceci a le mérite de me faire réfléchir et de me demander pourquoi. Voilà qui permet d'avancer, de changer, de m'améliorer, d'être plus proche du Christ, Lui qui a été aussi incompris, raillé, violenté, jusqu'à en mourir sur une croix. C'est donc du positif, et cela m'oblige à rechercher encore plus de cohérence avec ma foi, à la mettre plus en pratique car peut-être qu'elle ne rayonne pas tant que ça et que Dieu n'arrive pas à toucher le cœur des autres à travers moi. Je vais tenter de dépasser pour Lui et avec Lui, une étape dans laquelle je suis restée longtemps bloquée, et maintenant il faut que je trouve qui va m'aider humainement, un bon prêtre ou une bonne religieuse, quelqu'un qui est passé par la lui aussi, ce sera plus efficace. Et puis je vais encore plus prier pour tous ceux qui souhaitent notre mort, tous ceux qui blasphèment, qui renient leur baptême et leur foi d'enfant, tous ceux qui ont pu souffrir à cause de certains fidèles ou hommes d'Eglise, justement, ils ont des blessures à soigner, et seul une rencontre avec Jésus, en méditant sa vie dans l’Évangile et en lui parlant, pourra répondre à cela et les guérir. Ils n'oublieront pas ce qu'ils ont subi, mais ils remplaceront la haine par le pardon, l'amour et la paix, et c'est tout ce que je peux leur souhaiter, du fond du cœur.
(Mt 5,13-16): «Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel? Il n'est plus bon à rien: on le jette dehors et les gens le piétinent. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l'on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes: alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux».
Plus d'explications sur le sens de ce texte ici.

Petit cadeau pour les christo-sceptiques ! 




Et toi ? Où en es-tu ? Qu'en penses-tu ?

6 commentaires :

  1. C est fou union de prières alors, car aujourd'hui j ai lui Dieu en plein cœur ton livre et je me suis dit que j allais prier justement prier pour ceux qui nous détestent. Je pensais plus particulièrement a Inna et à Najat. C est justement ce que faisait Clarisse à chaque prière, avec ses mots 'je prie pour que les méchants deviennent gentils. Elle avait la clé avant nous. Moi aussi aujourd'hui je me suis sentie bien et heureuse. La vidéo m a aussi redonné beaucoup de courage. Biz

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    1. je suis heureuse que tu aies ressenti ça aussi. ça change la vie. Clarisse a bcp à nous apprendre ! Et puis ta vidéo m'a tellement touchée que je n'ai pas résisté à la mettre à la fin de l'article. Le plus impressionnant c'est que j'avais écrit l'expression "transformer les cœurs de pierre en cœurs de chair" bien avant de découvrir ta vidéo, et à la fin je ne sais plus lequel des intervenants redit exactement la même phrase. Ça m'a décoiffée !

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  2. Et bien je suis comme ta grand mère :"Pour tout vous dire, je comprends les personnes qui, comme feu ma grand-mère, rejettent l'Eglise en tant qu'institution, et préfèrent vivre leur foi dans leur coeur, sans règles et sans morale, sans toutes ces notions de péché, de confession, de messe etc." c'est tout à fait ça... il faut que je te raconte en mp, une chose extra ordinaire qui est arrivée à ma maman après la mort de ma grand mère, rappelle le moi :)

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  3. Ton article m'a fait du bien! Bisou!

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Ici on peut tout se dire, mais dans le respect et la bienveillance. Pour rendre l'échange plus sympathique, évitons l'anonymat ! Merci !

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