Qui est Stephix ?

33 ans, maman de trois enfants de 7 ans, 4,5 ans, et 19 mois + 1 BB en route ! Working mama en freelance après 5 ans de congé parental. Heureuse de cette expérience, d'avoir été aussi disponible pour mes petits et d'avoir enfin réalisé mon projet: allier travail et vie de famille tout en restant chez moi. Sur facebook vous me retrouverez en cherchant "les blogs de stephix", parce que j'en ai 4 et j'ai voulu les regrouper. Bonne lecture et surtout bons échanges!

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Pardon...

de n'avoir pas su te protéger...

Pardon...

de n'avoir pas su aider ta maman...

Pardon...

de ne pas m'être battue comme il faut...

Pardon...

d'avoir fermé les yeux, comme tant d'autres sur terre, parce que ça me semblait impossible de faire autrement, parce que ce combat ressemblait au pot de terre contre le pot de fer.

Pardon...mon ange...

Repose en paix...


Un jour je te verrai, et tu ne seras pas seul. Vous serez des milliards de milliards à avoir vécu le même enfer. Accompagnés ou non de vos mamans...Là-haut. Au Ciel.


Ils ont fait croire à tout le monde que c'était la meilleure chose à faire. Ta maman l'a cru, elle était désemparée. Elle n'avait pas prévu ton arrivée. Ça tombait très très mal dans sa vie, ce n'était pas le bon moment. Du tout.

Toi tu n'y pouvais rien, mais d'autres ont décidé pour toi. Tu devenais gênant. L'avenir avec toi serait pire que sans toi. C'est ce qu'ils ont dit à ta maman. Et elle les a crus.

Elle l'a fait.

Elle les a laissé toucher cet espace sacré en elle. 

Ils t'ont sorti de ce temple de douceur qui te protégeait. C'était violent. Ça faisait mal !

Tu as vu la lumière aveuglante du monde. 

Tu as vu des formes floues, entendu des voix qui ne te voulaient pas du bien. Perdu, tu n'as pas pu voir ta mère. Elle ne voulait pas, et on lui a dit que c'était mieux pour elle. Ça la traumatiserait. 

Tu as commencé à t'affaiblir. Sans oxygène. Tu bougeais tu bougeais, ils te voyaient puisqu'ils devaient contrôler que tu étais sorti entièrement du corps de ta maman et que ta maman allait bien, physiquement.

Ton petit coeur a cessé de battre. Ton martyr aura duré quelques heures. Là, sur la table en acier glacial, cherchant ton air. Cette lumière insupportable au-dessus de toi. Seul. Congelé. Tremblant. Bleu. La vie t'a quitté. 

Tu es entré dans la vraie lumière chaude, celle de ton créateur. Celle où plus personne ne t'abandonnerait. Celle où tu trouverais ta place. Celle où on saurait t'accueillir comme un roi, avec tous les honneurs dûs aux martyrs de l'injustice et aux innocents.


Tu es au Ciel, petit ange. Et plus personne ne te fera de mal.

Ta maman, elle, est restée sur terre. Elle ne s'en remet pas. En fait, même sur son lit de mort elle repensera encore à ce qu'elle t'a fait. Mais c'est trop tard. Ce n'est pas un jeu vidéo où le personnage ressuscite parce qu'il a plusieurs vies. Quand on tue, c'est pour la vie...enfin...la mort. 

C'est irréversible et c'est une partie d'elle qui est morte avec toi. Il y a un avant et un après. Rien ne sera plus jamais comme avant.

Alors elle tente d'oublier, elle se saoule avec de l'alcool, avec de la musique, avec du bruit, elle fait tout pour ne plus avoir à y repenser et tenir son esprit occupé par d'autres pensées.


Mais quand vient le soir, le silence...seule au creux de son lit...elle pleure. Elle pleure toutes les larmes de son corps. Elle imagine la vie qu'elle aurait pu avoir avec toi. Les câlins. La douceur de ta peau. Ton odeur. Tes grands yeux bleus. Tes tous petits pieds. Ton petit corps tout chaud contre son coeur. L'abandon du bébé qui se dit qu'avec sa mère, rien de mal ne peut lui arriver.

Elle a envie de mourir. Te rejoindre. Elle s'en veut à mort. 


Pour faire taire sa conscience, pour retrouver le sommeil, elle se drogue de médicaments. Elle est malheureuse. Elle reprend le fil de sa vie, comme un zombie.

Quand elle croise une femme enceinte dans le métro, elle a envie de lui planter un couteau dans son ventre. Elle lui en veut d'être heureuse et épanouie avec son gros ventre. Pourquoi le met-elle en avant comme ça ? Pourquoi fait-elle du mal aux autres avec ? 

Elle ressent une violence en elle, comme elle n'avait jamais ressenti auparavant. Partagée entre l'envie de se tuer ou de tuer quelqu'un.

Les cachets l'aident à tenir, à peu près. Dans les pires moments, quand elle arrive à en parler avec une copine, cette dernière tente de la déculpabiliser. Elle a tout plein d'arguments d'ailleurs. Mais non, rien n'y fait. Aucun discours n'arrivera à persuader ta maman que ce n'était vraiment pas une erreur et que c'était mieux ainsi. 

Tu sais mon ange, de là où tu es, tu es trop bien pour lui en vouloir, et même si elle te manque, tu sais que tu la reverras un jour. Vous serez de nouveau réunis. En attendant ce moment...aide-la. Envoie-lui tout l'amour que tu peux. 
Tout l'amour qu'elle n'a pas eu. 

Parce que si des personnes sur terre l'avaient réellement aimée, ils ne l'auraient jamais convaincue de se débarrasser de toi. Ils l'auraient acceptée et toi avec. Ils ne l'auraient pas chassée. Ils l'auraient aidée. Ils auraient fait en sorte que sa grossesse se passe bien, ils lui auraient donné des moyens pour te concocter un petit nid confortable. Ils l'auraient soutenue dans les moments de doute, ils l'auraient aidé à s'en sortir et créer un avenir pour vous deux.

Tu sais, il y a des gens qui font ça. Ils sont peu nombreux dans le monde, une goutte dans l'océan à vrai dire. 

Tu sais, tu serais en vie aujourd'hui s'ils avaient pu aider ta maman. Mais ils font ce qu'ils peuvent, ils font des appels aux dons pour financer tout cela. Ils se forment pour aider les mamans en détresse, dans le doute. Ils ont mis en place des numéros de téléphone gratuits pour qu'elles puissent appeler et se confier. Pour savoir quoi faire. 
Ils ont ouvert des structures, des appartements, des maisons, pour les mamans rejetées de chez elles et qui veulent garder à tout prix leur bébé.
Ils leur donnent/prêtent des vêtements de grossesse, des vêtements pour bébés. Du matériel de puériculture. 
Ils font ce qu'ils peuvent. C'est un boulot énorme.

Mais tu sais quoi ?
Les gens qui dirigent ce pays sont tellement fous, tellement durs, faussement compatissants, ils ont voté une loi qui emprisonnent les personnes qui tentent de convaincre les mamans de ne pas avorter. 
Oui. De la prison et une amende salée. 

L’entrave à l’IVG constitue un délit puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.

Une loi vicieuse. 

Aujourd'hui, ces personnes au vrai coeur, ces personnes compatissantes, ces personnes qui passent du temps, bénévolement, pour aider vraiment les mamans, sont des héroïnes. Elles prennent des risques énormes.

Moi qui te parle en ce moment, je peux témoigner de ce qu'ont fait mes voisins dans ce sens. 
L'appartement au-dessus du miens a longtemps servi pour accueillir des mamans en difficulté. Ils en ont vécu des aventures avec elles ! Des réveils nocturnes pour les amener à la maternité pour accoucher ! Ils en ont reçu des dons aussi pour les aider. 

Aujourd'hui ils ont fait une pause. Ils ont eux-mêmes une grande famille à gérer à deux. Une petite école aussi. Ils n'arrêtent jamais d'aider les autres. 

Mais c'est devenu tellement risqué d'aider des femmes à ne pas avorter...Peut-on prendre le risque de finir en prison ou s'endetter pour plusieurs années alors qu'on a une famille nombreuse à élever ?

Petit ange...
Petits anges...



Aujourd'hui, dans notre pays, des millions de gens ont sabré le champagne. 
L'occasion de la fête ?
Les 40 ans de la loi Veil, celle qui a permis aux femmes d'avorter sans être punies par la loi. D'accoucher proprement sans risquer leur vie. Ca ressemblait à un progrès...jusqu'à ce qu'on voit l'évolution de cette loi aujourd'hui, ce qu'elle était devenue. Une contraception pour certaines, une décision prise dans le dos des parents pour d'autres, une fausse-solution pour beaucoup. Des regrets éternels pour toutes. Même celles vivant dans le déni pour leur permettre de vivre une vie normale.

Pour une poignée de gens au vrai coeur...c'est un jour de deuil. On pense à vous, petits anges. On pense à vos mamans qui vivent avec ce traumatisme jusqu'à la fin de leurs jours. On souffre. On culpabilise. On se dit qu'on aurait peut-être pu empêcher ça. On aurait pu vous permettre de vivre, et de bien vivre, si on avait su s'inquiéter plus tôt du sort de vos mamans. 
On aurait pu faire plus. 
Aujourd'hui on pleure tous. 
Un horrible goût de combat perdu et perdu d'avance. 

Cimetière de bébés avortés, en Corée.

Le pot de terre contre le pot de fer.
La conscience éclairée et aimante d'une poignée de récalcitrants contre un tsunami de criminels inconscients.

QUE FAIRE ?

à part vous demander pardon. Prier que ce monde cesse de s'enfoncer chaque jour d'avantage dans une barbarie banalisée.
Et tenter d'agir quand même...Sans trop perdre espoir. On ne sait plus comment réveiller la conscience éteinte des gens. Les images ne leur suffisent pas. Ils ferment les yeux ces hypocrites !

QUAND COMPRENDRONT-ILS ? ceux qui ont le pouvoir, le pouvoir de diriger le pays mais aussi ceux qui ont le pouvoir de changer les choses avec leur vote. Ceux qui reçoivent les femmes en consultation. Ceux qui pourraient tout arrêter et renvoyer ces femmes vers de vrais centres d'aide.

Quand mettront-ils l'argent d'un avortement au service de la vie ?
Quand mettront-ils les subventions des centres de planning familial au service de maisons cocons pour les femmes qui veulent aller jusqu'au bout de leur grossesse sans la pression du conjoint, sans la pression de la famille, sans la pression de la société pour avorter ?

Tout cet argent qui pourrait servir à faire le bien, et qui sert aujourd'hui à faire le mal. Avec l'argent des impôts. Sans besoin d'obtenir l'autorisation des parents pour les mineurs.

Petits anges, aujourd'hui dans l'hémicycle ils étaient 7 à ne pas se réjouir. Et devant les sourires goguenards et moqueurs de cette grande majorité de criminels, eux qui ont le pouvoir et auraient pu changer votre avenir et celui de vos mamans, l'un deux, n'écoutant que son coeur et son courage, a osé dire la vérité. Et Dieu sait qu'il en faut du courage pour faire face à une majorité de monstres.


C'est lui. Lui tout seul. 
Et voici le texte :

Je veux demander pardon.
Je veux demander pardon puisqu’une lourde responsabilité incombe forcément aux défenseurs de la vie quand une telle négation du principe le plus fondamental de la loi naturelle est présentée à la représentation nationale.

Pardon devant l’ensemble des enfants qui ne naîtront pas, 225 000 par an en France, qui disparaissent devant la grande coalition du prêt à penser et de la culture de mort. Pardon pour toutes ces mères que nous n’aurons pas su protéger des élans morbides qui ont tenu lieu de féminisme depuis des décennies.

Pardon aussi à l’ensemble des pays européens, et notamment à l’Espagne, à qui certains ici voudraient imposer la marchandisation des parcours de vie des femmes et la négation de l’animation du fœtus comme seul horizon de la politique.

Pardon pour tous ceux qui se réveillent blessés de ces nombreux attentats contre le bon sens et se souviennent qu’aucun totalitarisme n’a fait l’impasse de l’eugénisme.
Pardon également pour toutes ces femmes à qui personne ne propose jamais de possibilités alternatives à l’avortement puisque l’Etat comme les médias ont fait le choix de l’incitation à la suppression de la vie à naître.

Pardon à toutes ces associations qui œuvrent aux côtés des handicapés et notamment aux enfants victimes de maladie héréditaires. En forçant ainsi le passage d’un avortement érigé en principe organisateur de notre pays vous brisez leur œuvre.

Je veux demander pardon, puisqu’un représentant de la Nation ne peut que souffrir quand le CSA refuse la diffusion de vidéos défendant les enfants trisomiques pour favoriser une culture de l’éradication de la différence et de la faiblesse. Une société qui érige de tels principes ne peut pas se plaindre des divers maux qui la traversent : réification de l’homme, hédonisme autodestructeur, victoire des puissants sur les innocents.

Je veux demander pardon à nos aïeux pour un pays qui laisse des délinquantes ukrainiennes, les Femen, mimer un avortement dans une Eglise sans qu’aucune sanction lourde ne soit prise.
Je veux demander pardon pour Simone Veil qui imposa un cas d’extrême limite en dépénalisant l’avortement alors que vous enlevâtes la condition de détresse pour le recours à l’interruption volontaire de grossesse.

Je veux demander pardon à toutes ces femmes à qui vous vendîtes le droit à disposer de leurs corps pour en aboutir à la généralisation programmée de la GPA, c’est-à-dire au retour à la plus pure barbarie du marchandage du corps de la femme.

Je veux demander pardon pour cette atteinte sans nom à la liberté qu’est devenu le délit d’entrave qui empêche les praticiens d’affirmer en conscience ce qui les pousse à refuser de faire de l’avortement un moyen de contraception.

Je veux demander pardon pour ces femmes traumatisées par des recours nombreux à l’avortement qu’on leur avait vendu comme anodin.

Je veux demander pardon pour toutes ces vocations perdues dans la médecine, abasourdies qu’elles furent de cette négation des éléments les plus fondamentaux du serment d’Hippocrate.


Il faut que ce carnage cesse. Et maintenant. Que les violences faites aux femmes dans le monde entier cessent. Finissons-en avec l'esclavage, l'esclavage sexuel, l'esclavage de leur corps avec la GPA, les violences conjugales, physiques et psychiques. Les femmes sont précieuses et méritent qu'on les traite comme des princesses. Et surtout, pour celles qui ont subi des choses terribles, des violences sexuelles, qu'on ne rajoute pas de peine à leur peine en tuant la vie en elles. 


Ton corps ? Vraiment ?
Ou plutôt le sien ? Son droit à lui, on s’assoit dessus ?


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